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 Attualità 

En réalité, qui est Martin Gehrer (SG)?

Portraits de nouveaux délégués à la Conférence centrale

M. Gehrer, vous présidez depuis le 1er janvier 2016 l’exécutif de la corporation ecclésiastique catholique du canton de Saint-Gall. Auparavant, vous avez été membre huit ans durant du Conseil d’Etat de ce canton. Qu’est-ce qui vous a incité à vous porter candidat au «gouvernement des catholiques saint-gallois»?

J’ai apprécié ma tâche de conseiller d’Etat. Elle était très diversifiée et passionnante. Néanmoins, à 58 ans, j’ai souhaité me tourner vers de nouveaux horizons. Depuis un an, je collabore à une étude d’avocats et siège au sein de quelques conseils d’administration. Mon mandat à la tête de l’exécutif de l’Eglise cantonale est un complément enrichissant. Le droit public ecclésiastique m’intéresse.

Quels sont les dossiers importants à l’agenda de la corporation ecclésiastique cantonale au cours du 1er semestre 2017?

Nos projets sont ambitieux. Dès la rentrée 2017, notre école publique secondaire catholique «Flade» proposera aussi une section pratique dont la préparation va bon train. Parallèlement, nous essayons d’obtenir un soutien de la Confédération pour la bibliothèque de l’abbaye. Enfin, nous travaillons à des mesures en lien avec l’inscription du quartier du couvent au patrimoine mondial de l’Unesco.

Imaginez que l’exécutif de la corporation saint-galloise mène ses projets à chef avec succès au cours de la présente législature. Qu’est-ce qui va changer? A quoi la population catholique du canton remarquera-t-elle une différence?

Les travaux d’envergure mentionnés auront un large impact. Désormais, les parents d’adolescents trouveront à «Flade» également des classes préparant à l’apprentissage. Avec les subsides de la Confédération, l’offre de la «Stiftsbibliothek» pourra être améliorée. Enfin, le nouveau plan d’aménagement du domaine conventuel renforcera encore l’attrait et la visibilité de notre héritage culturel.

L’engagement milicien est un pilier de notre identité nationale. Toutefois, au cours des dix dernières années, celui-ci est en fort recul pour diverses raisons. Avec quels arguments imaginez-vous inciter des adultes à assumer un mandat à titre honorifique?

Accepter une activité bénévole ou un engagement milicien dans l’Eglise donne du sens à sa vie et aide à se sentir valorisé. En s’engageant avec sérieux pour le bien commun, on jouit d’une grande crédibilité et peut dès lors faire avancer beaucoup de choses. L’accomplissement d’un mandat honorifique permet de réaliser des expériences susceptibles d’être aussi utiles dans le cadre professionnel.

Si vous en aviez la possibilité: avec quelle organisation ou quels partenaires apprécieriez-vous d’entreprendre un projet ou l’autre? En quoi ce dernier consisterait-il?

Je serais heureux si nous réussissons déjà à faire avancer de manière ciblée les nombreux projets entamés. Je pense notamment à la nouvelle salle d’exposition que nous exploiterons conjointement avec le canton. Pour sa réalisation, nous dépendons de nombreux partenaires, y compris de donateurs. La collaboration avec des fondations est en bonne voie.

Et si vous aviez un désir à exprimer à la Conférence des évêques suisses, quel serait-il?

La doctrine de l’Eglise et ses réponses, notamment dans les domaines du concubinage, du mariage et de la sexualité, ne recueillent de loin pas une adhésion sans réserve de la part des catholiques suisses. Je souhaite que la Conférence des évêques aborde les problèmes ouvertement et pousse l’Eglise à «désabsolutiser» certaines de ses normes face aux situations concrètes des individus.

Quel principe directeur de votre action à l’époque où vous teniez les rênes des finances cantonales avez-vous conservé dans votre tâche à la tête de la corporation ecclésiastique?

En tant que directeur du département des finances, j’ai attaché une grande importance à la transparence et à une information ouverte. Les événements et décisions doivent être communiqués de manière factuelle et en temps voulu. C’est exactement ainsi que j’entends susciter la confiance dans ma fonction actuelle.

Si vous deviez faire un choix, à quoi donneriez-vous la préférence?

Grimper un col à vélo – lire un livre 
Lire un livre après avoir franchi le col

Déguster un bon verre de vin au coin du feu – jouer de la musique dans un cortège de carnaval 
Boire un bon verre de vin après le cortège de carnaval

Une messe solennelle avec orchestre – un service religieux accompagné de musique de jazz 
Une messe solennelle avec orchestre

Avoir 20 ans – avoir 60 ans 
Avoir à nouveau 20 ans

A la télévision, voir un bon film – une émission politique passionnante 
Voir une émission politique passionnante

Passer des vacances sur une île – faire un voyage à Rome 
Vivre l’aventure sur une île, mais pas sur la plage! 



©Simon Sigg, Pfarreiforum

«La silhouette familière des clochers s’estompe»

L’Institut suisse de sociologie pastorale (SPI) s’est lancé dans la publication des dernières données statistiques relevées à propos de la religion et des Eglises. Les résultats de ces recherches mettent en évidence les changements fondamentaux auxquels on assiste dans le paysage religieux de notre pays.

1ère partie: Le nombre de personnes sans confession augmente à un rythme soutenu

La croissance constante depuis vingt ans de la proportion des individus se déclarant sans appartenance religieuse marque de son empreinte le paysage religieux actuel de la Suisse et contribue à le transformer. En 2014, les sans confession représentaient près du quart de la population résidante de notre pays, tandis que la part des fidèles des deux grandes Eglises a continué à se réduire pour n’en constituer que les deux tiers à peine. Si le phénomène du pluralisme religieux reste timide, il n’en va pas de même de celui de la sécularisation de la société qui s’impose à rythme soutenu.

Vous trouverez ici des résultats détaillés

2e partie: le nombre des sorties d’Eglise continue d’augmenter

Le recensement d’un nombre élevé de sorties d’Eglise confirme les observations faites au cours des dernières années. Ainsi, une intensification du phénomène a été mesurée entre 2011/12 et 2015 dans les rangs de la population tant catholique que réformée. Le taux des sorties est particulièrement important pour les deux grandes Eglises dans les cantons de Bâle-Ville, de Soleure et d’Argovie. Cette tendance est perceptible non seulement en Suisse, mais aussi en Allemagne et en Autriche.

Vous trouverez ici des résultats détaillés

3e partie: La plupart des migrants en Suisse sont des chrétiens

Les phénomènes migratoires exercent une influence significative sur le paysage religieux suisse et ne font qu’accélérer des évolutions déjà constatées. La majorité des migrants en Suisse sont de confession chrétienne et, pour la plupart, catholiques romains. L’immigration est aussi un facteur d’augmentation du nombre des sans confession et de montée du pluralisme religieux.

Vous trouverez ici des résultats détaillés.



Traiter les questions religieuses relève de l’urgence

La Confédération envisage de créer un organisme de contact et de coordination pour les affaires religieuses

Les préoccupations touchant la religion sont de plus en plus lancinantes dans notre pays. Pour cette raison, selon un article publié dans la NZZ le 5 févier 2017 dernier, la Confédération songe à créer un organisme de contact et de coordination pour ce domaine sensible. Même s’il est vrai que la réglementation des rapports entre l’Etat et les communautés religieuses appartient aux cantons, force est de constater, au vu de la multiplication des interventions aux Chambres, que les affaires religieuses tendent à prendre toujours plus de place sous la coupole fédérale. A cela s’ajoute que la Confédération se trouve aussi impliquée dans ces problématiques au niveau de la procédure d’approbation des constitutions cantonales, comme il en est allé récemment dans le cas de l’interdiction du port de la burqa au Tessin. L’initiative déjà acceptée sur les minarets et celle récemment lancée à propos de la burqa à l’échelon fédéral permettent aussi de prendre la mesure de la dimension constitutionnelle des évolutions actuelles.

A l’heure qu’il est, un groupe de travail interdépartemental planche sur le projet. Le nouvel office à créer aurait une double mission: d’une part, assurer une coordination au sein même de la Confédération afin de garantir des attitudes cohérentes et, d’autre part, servir d’organisme de contact pour les cantons, les communautés religieuses et les citoyens. A noter qu’il est d’ores et déjà clair que la création de la nouvelle entité ne changera rien à la répartition actuelle des compétences, qu’il s’agisse des prérogatives respectives de la Confédération et des cantons, ou des tâches incombant à d’autres organismes fédéraux.



«Licht und Vergänglichkeit» (la lumière et l’éphémère)

Benno Schnüriger inaugure une illumination organisée pour les Championnats du monde de ski à St. Moritz

Même par le plus brillant des soleils, les perdants sont toujours dans l’ombre des vainqueurs. Cette réalité s’est imposée une fois de plus lors des Championnats du monde de ski qui se sont déroulés du 6 au 19 février 2017 à St. Moritz.

Au travers de leur projet «Licht und Vergänglichkeit», les deux Eglises nationales des Grisons ont proposé, en contrepoint à l’agitation suscitée par les CM, de symboliser les hauts et les bas de l’existence que connaît tout un chacun. Pour les sportifs de pointe, ce seront des victoires triomphales ou des défaites cruelles. Pour d’autres personnes, les joies de la famille, un couple harmonieux, le succès dans la profession ou, à l’opposé, les séparations, la maladie et autres accidents de la vie. Le projet a consisté à installer sur la tour penchée de St. Moritz des capteurs de lumière luminescents destinés à faire scintiller l’édifice tel un phare éclairant le monde.

L’honneur d’inaugurer cette illumination est revenu à Benno Schnüriger, membre de la présidence de la Conférence centrale et président du conseil synodal de la corporation ecclésiastique catholique zurichoise. A cette occasion, il a rendu hommage à son créateur, l’artiste de la lumière René Hildebrand.

Ce projet a bénéficié d’un soutien financier de la Conférence centrale.

Pour plus d’information, cf. www.stmoritzshine.ch 



Bernd Nilles©CIDSE/Fastenopfer

Alla guida di Sacrificio Quaresimale un esperto dello sviluppo con esperienza internazionale

Bernd Nilles sarà il nuovo direttore di Sacrificio Quaresimale a partire dal 19 aprile 2017. Egli lascia il posto di Segretario generale di CIDSE, l’alleanza internazionale di organizzazioni cattoliche di cooperazione allo sviluppo.

Con Bernd Nilles il Consiglio di fondazione ha scelto un direttore che porta in dote una rete di contatti internazionali e oltre 20 anni di esperienza a livello di società civile, Chiesa e politica di sviluppo. Bernd Nilles, 46 anni e nato in Germania, negli ultimi nove ha diretto con successo l’alleanza di organizzazioni cattoliche di cooperazione allo sviluppo CIDSE, con sede in Belgio. Il neo direttore porta con sé una buona conoscenza di Sacrificio Quaresimale in quanto organizzazione facente parte della CIDSE, ma anche perché ha avuto modo di conoscere il suo lavoro sul terreno in paesi del Sud, grazie alla comune partecipazione a gruppi di lavoro internazionale e non da ultimo avendo partecipato come relatore nell’ambito di formazioni continue del personale a Lucerna.

Dal suo attuale lavoro nella rete internazionale Bernd Nilles porta con sé un bagaglio di esperienza in campagne nazionali e internazionali di politica di sviluppo, di cui si è occupato, dapprima per e in seguito poi con, l’ong tedesca Misereor. Nilles è contento di passare da un lavoro che verte sul coordinamento di attività internazionali a quello presso un’organizzazione che affonda le sue radici nella cultura di un paese. «Solidarietà per me significa sostenere le persone nei paesi del Sud del mondo nel loro impegno a favore dello sviluppo e della giustizia. Ma anche attuare quei cambiamenti nella nostra società, che permettano di affrontare le cause della povertà, della marginalizzazione e della distruzione dell’ambiente. Per far ciò è necessario l’impegno di tutti: cittadine e cittadini, politica, economia e Sacrificio Quaresimale».



«Ensemble vers le milieu»

Journée œcuménique nationale de commémoration et de célébration «600 ans Nicolas de Flue – 500 ans de la Réforme», samedi 1er avril 2017 à Zoug.

La foi n’exclut pas, la foi crée des liens: l’Eglise catholique romaine et les Eglises réformées invitent tout un chacun à participer le 1er avril 2017 à une journée œcuménique nationale dont le but sera de commémorer et de célébrer conjointement les 600 ans de la naissance de Nicolas de Flue et les 500 ans de la Réforme.

Placée sous la devise «Ensemble vers le milieu», la journée aura pour point d’orgue une célébration œcuménique tenue à 16 heures en l’église Saint-Michel à Zoug. Vous trouverez de plus amples informations dans le programme de la manifestation et les messages diffusés à son propos.

Programme de la journée nationale de commémoration et de célébration «Ensemble vers le milieu»

«Ensemble vers le milieu» - Les messages



©Bruder-Klausen-Stiftung

RETOUR AU RANFT

Programme de l’année commémorative «600 ans de Nicolas de Flue»

Sur les 90 projets clés et projets participatifs prévus pour la célébration du 600e anniversaire de la naissance de Nicolas de Flue, onze ont déjà débuté avec succès sous le slogan «Retour au Ranft». Ces initiatives ont d’ores et déjà permis d’accroître dans toutes les régions de Suisse la notoriété du saint en tant que mystique, médiateur et homme, ainsi que celle de sa femme, Dorothée Wyss.

La Conférence centrale et diverses organisations ecclésiastiques cantonales ont décidé de soutenir l’année commémorative au travers de subsides importants.

Pour plus d’informations sur l’année commémorative 2017: www.mehr-ranft.ch
Brochure «Introduction à la vie et à l’œuvre de Nicolas de Flüe et introduction à l’année commémorative 2017»