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 Attualità 

La présidence de l’Eglise nationale bernoise à nouveau repourvue

Heinrich Gisler a été élu président

Le Synode de l’Eglise nationale catholique romaine du canton de Berne a désigné le 9 juin 2017 Heinrich Gisler, de Berne, en tant que président du Conseil synodal, après une vacance de cette fonction durant près d’un an. Agé de 68 ans, le nouvel élu était déjà membre de l’exécutif de l’organisation ecclésiastique cantonale bernoise depuis deux ans. Précédemment, ce spécialiste des ressources humaines a dirigé le domaine des assurances sociales et de la prévoyance au sein de La Poste et faisait partie de la direction du personnel de cette entreprise. Parallèlement, il a siégé au Synode depuis 2012.

L’élection d’une personne à la tête du Conseil synodal s’est révélée nécessaire en raison de circonstances particulières: Claire Haltner, nommée présidente l’été dernier, a été victime quelques jours après son élection d’une atteinte à sa santé qui l’a contrainte à donner sa démission.



«Espoir et confiance dans une Eglise qui ouvre des brèches»

Entretien avec Renata Asal-Steger, vice-présidente de la Conférence centrale, à propos de l’ouverture officielle de l’exposition mondiale consacrée aux 500 ans de la Réforme à Wittenberg (D), la ville de Luther.

Mme Asal, le 20 mai 2017, vous avez assisté en tant que représentante de la Conférence centrale à la cérémonie officielle d’ouverture de l’exposition mondiale organisée pour les 500 ans de la Réforme à Wittenberg. Pourquoi la Conférence centrale catholique et suisse s’engage-t-elle en faveur d’un projet protestant et étranger?

Le qualificatif de mondiale donné à cette exposition constitue déjà un début de réponse: le rendez-vous de Wittenberg «Portes de la liberté», destiné à commémorer les 500 ans de la Réforme, entend avoir un rayonnement universel et pas seulement national. Il veut rassembler des personnes de diverses régions de la planète. Concrètement, l’idée d’une participation de la Suisse a été lancée par l’ancien ambassadeur de Suisse en Allemagne, Tim Guldimann. La présence helvétique témoigne de ce que le mouvement de la Réforme est apparu au même moment en Allemagne et dans notre pays et que son histoire ne se résume pas seulement à celle de Luther. Elle porte aussi la marque d’autres personnalités issues de régions appartenant aujourd’hui au territoire de la Confédération et où des évolutions déterminantes se sont produites. Aussi, la Conférence centrale a jugé utile et important que, précisément à Wittenberg, la ville de Luther, il soit rendu témoignage au fait qu’on ne saurait assimiler purement et simplement la Réforme à la personne de Luther. Son assemblée plénière a ainsi décidé sur proposition de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) et d’entente avec la Conférence des évêques (CES) de soutenir financièrement la présence suisse à l’exposition mondiale de la Réforme sous la forme d’un subside de 70’000 francs.

Un service religieux œcuménique célébré sur la Marktplatz de la ville de Luther a fait partie des solennités organisées à l’occasion de l’ouverture de l’exposition. Qu’est-ce qui vous a plus particulièrement marquée?

La célébration œcuménique solennelle tenue en plein air par un temps radieux au cœur de la cité de Wittenberg restera gravée dans ma mémoire. Quelque 4’000 personnes y ont pris part. Ce nombre m’a frappé quand on sait que dans cette ville de moyenne importance 10% des habitants seulement se disent chrétiens et 90% sans confession ou religion. Au-delà de la dimension œcuménique de la célébration, la prédication de Margot Kässmann, déléguée de l’Eglise protestante allemande à la commémoration de l’anniversaire de la Réforme, m’a profondément impressionnée. A ses yeux, cette exposition mondiale témoigne d’une mutation profonde dans l’Eglise et la société. A noter qu’au-delà des hauts responsables des Eglises, de nombreuses personnalités politiques étaient présentes, dont le président de la République fédérale d’Allemagne, Frank Walter Steinmeier. Dans son message de bienvenue prononcé pour l’inauguration de l’exposition, ce dernier a lancé un vibrant appel à lutter contre les dangers que font courir à notre monde le nationalisme et l’exclusion, autrement dit à ouvrir les «portes de la liberté».

Au centre du pavillon suisse, fruit d’une initiative commune de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse et de la Conférence des évêques, trône une presse d’imprimerie. Elle rappelle la traduction de la Bible par le réformateur Ulrich Zwingli. A quoi les visiteurs peuvent-ils remarquer qu’il s’agit d’un pavillon œcuménique?

Le pavillon suisse, placé sous le thème «Prophezey – la Réforme suisse», est subdivisé en quatre espaces thématiques. Dans le premier, il saute déjà aux yeux qu’il s’agit d’une démarche œcuménique. A côté des silhouettes de réformateurs Zwingli, Calvin et Luther se dresse aussi celle de Nicolas de Flue. Par ailleurs, la Conférence des évêques a apporté à Wittenberg une traduction de la Bible en allemand qui a vu le jour en Suisse encore avant la Réforme. La Bible, en tant qu’expression des bases communes de la foi, constitue l’axe autour duquel tourne le pavillon suisse, lequel a aussi la particularité d’être le seul à reposer sur un concept œcuménique.

Lorsque des entreprises participent financièrement à des événements culturels ou des expositions, leur qualité de sponsor est parfois clairement affichée. Or, dans tout le pavillon, le nom de la Conférence centrale apparaît uniquement sur un panneau au milieu d’autres partenaires au projet et n’a fait l’objet d’aucune mention lors de la cérémonie d’ouverture. En tant que présidente de la Commission pour la communication et les médias de la Conférence centrale, approuvez-vous cette discrétion? Ou, au contraire, auriez-vous souhaité que les prestations de la Conférence centrale aient été mises plus en évidence?

Le fait qu’aucune mention n’ait été faite de la participation de la Conférence centrale lors de l’ouverture officielle du pavillon suisse m’a surprise et irritée. Certes, une communication sur un événement qui se veut professionnelle implique que les participants soit cités et remerciés. Mais au-delà de cet aspect, l’absence de toute mention de la Conférence centrale à Wittenberg a quelque chose de plus regrettable encore que le non-respect de règles en matière de communication. A Wittenberg, la Conférence centrale n’a été considérée ni par la CES ni par la FEPS comme un authentique partenaire ecclésial. Elle n’y était qu’une invitée parmi d’autres. Néanmoins, l’exposition de Wittenberg ouvre des portes. Quant à moi, je les vois comme celles de l’espérance et de la confiance dans une Eglise qui crée des brèches et chemine avec les hommes et les femmes d’aujourd’hui en faisant siennes leurs questions. 



©sekfeps

«PROPHEZEY – la Réforme suisse

Ouverture du pavillon suisse à l’exposition mondiale de la Réforme «Portes de la liberté»

A Wittenberg (All.), le lieu de naissance de Martin Luther, se tient cette année l’exposition mondiale «Portes de la liberté» organisée pour marquer le 500e anniversaire de la Réforme. Au sein de celle-ci est installé un pavillon suisse sous le nom de «Prophezey – la Réforme suisse» dont l’inauguration officielle a eu lieu le 17 mai dernier en présence de l’ambassadrice de Suisse en Allemagne, Christine Schraner Burgener, du président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), le pasteur Gottfried Locher, et du président de la Conférence des évêques suisses (CES), Mgr Charles Morerod. La Conférence centrale était représentée à cette manifestation par sa vice-présidente, Renata Asal-Steger, et son secrétaire général, Daniel Kosch.

Le pavillon «Prophezey – la Réforme suisse» révèle cet «autre» berceau du protestantisme qu’est notre pays, qu’il serait simpliste d’assimiler purement et simplement à la Réforme de Luther. En Suisse, le mouvement de la Réforme et les affrontements qui ont suivi entre catholiques et réformés ont été non seulement religieux, mais encore politiques et culturels. Les deux confessions ont appris qu’une cohabitation harmonieuse implique que l’Etat central se tienne à l’écart des questions religieuses. Cela a renforcé le fédéralisme, de sorte qu’aujourd’hui encore, les rapports entre l’Eglise et l’Etat sont l’affaire des cantons. Du fait de la dimension œcuménique du pavillon suisse, la Conférence centrale a soutenu financièrement ce projet à hauteur de CHF 70’000.-, cela en réponse à un vœu de la CES et de la FEPS.

Le pavillon est subdivisé en quatre espaces thématiques qui, à chaque fois, placent la Bible au centre en tant que fondement commun de la foi. Le clou de l’exposition est une copie à l’identique de la presse de Froschauer sur laquelle les visiteurs peuvent imprimer une page de la bible zurichoise.

Autres informations:

Légende (de gauche à droite):
Andrea Bianca, Vice-président du Conseil de l'église réformée du canton de Zurich
Christine Schraner, Ambassadrice de Suisse en Allemagne
Gottfried Locher, Président du Conseil de la FEPS
Mgr Charles Morerod, Président de la CES



Accompagner – discerner – intégrer

Journée d’étude de la Conférence des évêques consacrée à «Amoris Laetitia»

La Conférence des évêques suisses (CES) a organisé le 9 mars 2017 une journée d’étude consacrée à l’exhortation apostolique post-synodale «Amoris Laetitia» dans laquelle le pape François s’exprime sur la valeur de l’amour, du couple et de la famille. Cette rencontre avait pour but de mettre en évidence le poids à accorder à «Amoris Laetitia» dans le contexte suisse et de débattre de fondements en vue de l’élaboration de directives pour la pastorale de la famille.

Les trois principaux exposés donnés lors de ce séminaire étaient articulés autour de trois verbes clés de l’exhortation apostolique: accompagner, discerner et intégrer. Quand bien même ces interventions s’adressaient à des théologiens, elles n’en présentent pas moins un grand intérêt pour un cercle de lec-teurs plus étendu. Elles aident à comprendre où le pape place de nouveaux accents et pourquoi il n’y a pas de réponses simples et de recettes valables pour tous à des questions brûlantes dans le domaine de la pastorale des couples et des familles.

En outre, cette journée d’étude et ses résultats ont mis une fois de plus en évidence l’importance que revêtent pour les évêques les commissions consultatives et les secrétariats de commission confiés à des professionnels, tel celui de la Commission pastorale dont le siège est à l’Institut suisse de sociologie pastorale à Saint-Gall. A défaut de ces structures, une formation approfondie de l’opinion ainsi qu’une «traduction» des directives de l’Eglise universelle adaptée au contexte et à la culture de l’Eglise catho-lique en Suisse ne seraient pas possibles. Voilà pourquoi la Conférence centrale alloue des sommes significatives au financement du travail accompli au sein de ces organismes.

Documentation de la journée d’étude:



©Bruder-Klausen-Stiftung

RETOUR AU RANFT

Programme de l’année commémorative «600 ans de Nicolas de Flue»

Sur les 90 projets clés et projets participatifs prévus pour la célébration du 600e anniversaire de la naissance de Nicolas de Flue, onze ont déjà débuté avec succès sous le slogan «Retour au Ranft». Ces initiatives ont d’ores et déjà permis d’accroître dans toutes les régions de Suisse la notoriété du saint en tant que mystique, médiateur et homme, ainsi que celle de sa femme, Dorothée Wyss.

La Conférence centrale et diverses organisations ecclésiastiques cantonales ont décidé de soutenir l’année commémorative au travers de subsides importants.

Pour plus d’informations sur l’année commémorative 2017: www.mehr-ranft.ch
Brochure «Introduction à la vie et à l’œuvre de Nicolas de Flüe et introduction à l’année commémorative 2017»