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 Attualità 

Les statistiques ecclésiales du SPI sont désormais en ligne!

Suivre de près l’évolution des données concernant la vie de l’Eglise.

Les statistiques relatives à l’Eglise établies par l’Institut suisse de sociologie pastorale sont désormais à disposition sur le site kirchenstatistik.spi-sg.ch. Le SPI ouvre ainsi la possibilité d’accéder simplement et rapidement à des statistiques et comparaisons de données sur des sujets tels que la pastorale des allophones, les diocèses, les sorties d’Eglise ou le mariage.

Globalement, les chiffres publiés révèlent une étonnante stabilité des domaines d’activité de l’Eglise, cela même si les phénomènes d’érosion caractérisant nombre d’entre eux – et qui nous sont familiers depuis plusieurs années – poursuivent sans relâche leur lente progression. Dès lors, un besoin d’agir existe incontestablement, mais il n’y a aucune raison de céder à la panique.

A noter que les statistiques ecclésiales se bornent à illustrer essentiellement des aspects de la vie de l’Eglise susceptibles d’être observés au fil du temps. En particulier, les nouveaux développements au sein de l’Eglise, ses prestations dans le domaine caritatif et son poids dans la société n’y sont pas relevés.

Portail en ligne des statistiques ecclésiales du SPI



Le Forum politique Berne ouvre le programme de l’année 2018

Un lieu voué à un débat politique vivant

Depuis le 1er août 2017, l’ancien Forum politique de la Tour des Prisons (Käfigturm) a cédé la place au «Forum politique Berne» placé sous la houlette d’une organisation composée de la Ville, du canton et de la Bourgeoisie de Berne ainsi que de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) et de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse. Le Forum politique Berne a pour mission d’organiser des manifestations, des expositions ainsi que des offres de formation, toutes axées sur la politique. Il met aussi à disposition des locaux pour des rencontres à but politique.

Programme actuel

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© SRG SSR/Oscar Alessio

«No Billag»: un enjeu bien plus gros que la question des redevances

L’initiative populaire No Billag, qui sera soumise au vote du souverain en mars 2018, suscite d’ores et déjà des débats intenses.

Pour les Eglises, il en va ni plus ni moins du maintien de leur présence dans les médias et du traitement des questions religieuses par ces derniers. Un «oui» à No Billag aurait en effet des répercussions profondes à cet égard dans les quatre régions linguistiques du pays quand on connaît le coût élevé que représente aujourd’hui le dialogue spirituel et religieux pour la SRG SSR (cf. à ce propos la feuille d’information SRG SSR «Service public à la radio et à la télévision»). Il en résulterait en particulier la nécessité de repenser le travail médiatique des Eglises à l’échelon des régions linguistiques. De plus, leur présence importante sur les ondes radiophoniques et télévisuelles exigerait un énorme effort financier.

Par ailleurs, les Eglises estiment que l’initiative soulève des questions sociétales et politiques. Selon l’art. 93 de la Constitution fédérale, «la radio et la télévision contribuent à la formation et au développement culturel, à la libre formation de l'opinion et au divertissement. Elles prennent en considération les particularités du pays et les besoins des cantons. Elles présentent les événements de manière fidèle et reflètent équitablement la diversité des opinions». Or, une acceptation de l’initiative No Billag entraînerait l’abrogation pure et simple de ces dispositions fondamentales de la Constitution fédérale définissant la mission des médias.

Aussi, les évêques suisses ont exprimé publiquement dans un communiqué leur préoccupation au sujet des conséquences d’un vote positif: «Les membres de la CES sont inquiets des possibles conséquences d’une acceptation de l’initiative No Billag. Ils estiment très important qu’une discussion publique reste possible, dans laquelle différentes opinions – également celle de minorités – aient leur place. Ils craignent que si l’initiative est acceptée, la formation publique d’opinion ne soit encore plus dépendante d’entreprises médiatiques étrangères ou financièrement puissantes. L’identité suisse en serait affaiblie, particulièrement en Suisse francophone et italophone. Aux yeux de la CES, l’acceptation de l’initiative nuirait à la cohésion nationale et agrandirait plutôt les fractures sociétales existantes.» (Communiqué de la CES du 7 décembre 2018).

Semblables craintes ont également été émises lors de l’assemblée plénière de la Conférence centrale des 1er et 2 décembre 2017, notamment dans le cadre du débat sur le financement des centres médias catholiques dont on sait à quel point ils dépendent d’une présence ecclésiale à la radio et à la télévision.

La SSR per il dialogo spirituale e religioso
La SSR – pour le dialogue spirituel et religieux
Die SRG SSR – für einen spirituellen und religiösen Dialog
La SSR – per in dialog spiritual e religius



«Les préoccupations des Eglises prises en compte»

Résultats de la procédure de consultation à propos du Projet fiscal 17

Le Conseil fédéral a lancé en septembre 2017 une procédure de consultation à propos du PF 17 qui fait suite au projet de troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) rejeté en votation populaire. Les Eglises, qui ont été également invitées à donner leur avis, ont émis trois vœux: élargir la marge de manœuvre financière des cantons afin de leur garantir les moyens d’atténuer les effets de la baisse des recettes fiscales subie par les villes, les communes et, dans certains cas, également les paroisses/communes ecclésiastiques; prendre en considération la situation des communes ecclésiastiques dans la mise en œuvre de la réforme à l’échelon cantonal; assurer que les répercussions de la réforme ne nuisent pas au bien commun.

Un coup d’œil jeté sur les réponses à la consultation données par les autres cercles consultés révèle que la question des répercussions du projet fiscal sur les paroisses/communes ecclésiastiques a été prise en compte au sein de divers cantons (ZH, BE, SZ, BL) lors de consultations menées à propos de l’aménagement du projet à ce niveau. En revanche, ni les partis ni les autres milieux interrogés n’évoquent cette préoccupation.

Les prises de position sur la question de la part cantonale au produit de l'impôt fédéral direct sont nettement plus rassurantes. De nombreux participants à la consultation réclament que celle-ci soit plus élevée que ce que prévoit la proposition du Conseil fédéral à cet égard. Il s’agit d’un point essentiel pour que les cantons aient les moyens de prendre en compte les demandes des Eglises.

A noter que la presse laisse entendre que le projet dans son ensemble demeure controversé. De plus, au vu des événements qui se sont produits dans l’intervalle (inscription de la Suisse sur la «liste grise» de l’Union européenne), on ne sera pas surpris que les préoccupations des Eglises restent un sujet marginal politiquement parlant. Quant à la question de savoir si le Conseil fédéral les prendra en compte lors de l’élaboration de son message, elle demeure ouverte. Dès la publication de ce dernier, il conviendra d’examiner dans quelle mesure les Eglises s’associeront aux débats sur l’aménagement de la réforme au niveau national ou si elles se limiteront à faire valoir leurs aspirations dans les seuls cantons où leurs recettes seront menacées.

Liens



© rudis-fotoseite.de / pixelio.de

«Reconnaître d'autres communautés religieuses requiert l'adoption de bases juridiques»

A l'heure qu'il est, ni Zurich ni Saint-Gall ne prévoient de franchir le pas.

Nombre d’experts du droit régissant la religion, de représentants des Eglises ainsi que de personnes engagées dans la politique en matière de religion se sont exprimées au cours des dernières années en faveur de la reconnaissance d’autres communautés religieuses en Suisse. En majorité, ils privilégient un système à deux degrés consistant à accorder aux communautés religieuses régies par le droit privé une «petite» reconnaissance» ou une reconnaissance «simple» dans un premier temps, puis, en seconde étape seulement, une reconnaissance «qualifiée» en tant que corporation de droit public.

A l’instar de constatations qui ont déjà été faites dans d’autres cantons (par exemple Lucerne), les derniers développements observés à Zurich et à Saint-Gall révèlent que le monde politique n’est nullement prêt à franchir le pas souhaité, mais entend susciter des évolutions. Ainsi, le gouvernement zurichois a publié le 8 décembre 2017 des lignes directrices concernant les rapports entre l’Etat et la religion au sein du canton. Certes, elles n’abordent pas la question de la reconnaissance d’autres communautés religieuses, mais exigent que des principes clairs soient adoptés en matière de traitement à réserver aux communautés religieuses qui ne sont pas reconnues par la constitution cantonale.

Pour ce qui est du canton de Saint-Gall, le Conseil d’Etat, qui avait pourtant mis en consultation au printemps 2017 des propositions en vue de l’adoption d’une loi sur les communautés religieuses, a fait savoir à fin 2017 que les partis rejetaient l’instrument de la «petite» reconnaissance pour diverses raisons. Aussi, le gouvernement a décidé de renoncer à intégrer celle-ci dans le projet législatif.

Ces deux évolutions s’inscrivent dans une tendance générale sur laquelle le directeur de l’Institut de droit des religions de l’Université de Fribourg, le professeur René Pahud de Mortanges, a mis le doigt en 2015 déjà. Pour lui, la reconnaissance classique, telle qu’elle a pris forme il y a une cinquantaine d’années, semble ne plus avoir la cote. La focalisation sur la contribution au bien commun, en tant que nouvelle légitimation du soutien notamment financier accordé aux Eglises et autres communautés religieuses tend à prendre de plus en plus de poids. Une évolution qui aurait de graves inconvénients pour elles.

Option claire en faveur d’un système qui a fait ses preuves

L’évolution annoncée par le professeur René Pahud de Mortanges ne s’est pas encore confirmée. Le gouvernement saint-gallois affirme dans son message que la reconnaissance de droit public garde sa justification, en particulier en des temps marqués par de nouveaux conflits religieux. L’octroi de ce statut officialise le rôle remarquable que jouent les communautés religieuses, notamment par leur contribution importante à l’intégration sociale. De même, le Conseil d’Etat zurichois a souligné que le système de la reconnaissance de droit public a fait ses preuves et doit être maintenu. Il confère aux corporations reconnues un statut particulier et met en avant la place significative qu’elles occupent au sein de la société. Ce système a favorisé le développement d’une coopération de grande qualité entre les instances étatiques et les communautés religieuses reconnues. Celle-ci se caractérise par des échanges réguliers ainsi que par des relations fondées sur la confiance et le respect mutuels.

Liens et littérature



©benevol Schweiz

«JE SUIS FIÈRE DE MON ENGAGEMENT»

Le bénévolat permet l’impossible, mais il est possible de le valoriser

Leonie Neukomm a fréquenté le groupe d’animation ouvert aux enfants et aux jeunes au sein de son Eglise depuis l’âge de 6 ans. Aujourd’hui, elle s’y engage en tant que collaboratrice bénévole: «J’ai du plaisir à organiser des activités de détente pour les enfants et, ainsi, contribuer à leur développement.» Le bénévolat constitue une longue tradition de la vie ecclésiale et renforce l’ancrage dans la foi, la communauté et la société. Mais la richesse qu’il représente est sans cesse menacée en raison des exigences toujours plus lourdes de la carrière professionnelle et de la palette étendue de l’offre de loisirs. Dès lors, les organisations recourant au volontariat doivent emprunter de nouvelles voies si elles veulent continuer à trouver des personnes prêtes à s’engager et rester attrayantes à leurs yeux.

Le nouveau Générateur de dossiers édité par benevol, le centre de compétence en matière de bénévolat, offre un moyen de valoriser de façon adéquate l’engagement non rémunéré au service d’autrui. Cet instrument vise à faciliter la tâche des personnes appelées à établir des attestations de travail volontaire. A partir d’une liste de seize types d’activités ecclésiales, le Générateur de dossiers en langues française et allemande génère le contenu d’une lettre de recommandation susceptible de représenter une authentique plus-value pour un curriculum vitæ.

Le Générateur de dossiers pour les Eglises a bénéficié d’un soutien financier généreux de la part de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ) et de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS).

Générateur de dossiers - Secteur Églises
www.dossier-freiwillig-engagiert.ch