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 Actualités 

Mise en oeuvre des évaluations psychologiques après une phase pilote positive

Etat intermédiaire des évaluations psychologiques pour les futurs agents pastoraux et agentes pastorales

Au cours de l’année 2025, l’Église catholique romaine de Suisse a introduit des évaluations psychologiques standardisées (assessments) pour les futurs agents pastoraux et agentes pastorales. Au total, 72 assessments ont été réalisés dans tous les diocèses suisses durant cette phase pilote. Ils ont été conçus par le professeur Jérôme Endrass, responsable de l’unité Recherche et Développement à l’Office de l’exécution judiciaire et de la réinsertion du canton de Zurich et son équipe. Tous les entretiens et évaluations ont été et seront menés par des experts externes reconnus. Dans certains cas, conformément aux recommandations des experts, les responsables diocésains ont décidé de cesser la collaboration avec les personnes dont les profils évalués ne pouvaient être validés.

Communiqué de presse CES-RKZ-kovos du 3 février 2026

Site web du Service national « Abus dans le contexte ecclésial »



«Un jour comme à Taizé » – Pentecòte 2026 faisons vivre l’espérance et la paix

Avis de manifestation à la rencontre de Taizé 24–25 mai 2026 à Baden

« Un jour comme à Taizé » veut faire vivre l'espérence et la paix à la Pentecôte 2026 à Baden et faire naître la force de la communauté en ces temps de grande incertitude. En collaboration avec une représentation renommée de la communauté de Taizé, l'objectif est de créer un lieu où des personnes d'origines différentes peuvent dialoguer, partager leur espoir et redécouvrir la foi: en priant, en chantant, en se rencontrant et en discutant. Il s'agira d'une rencontre interreligieuse de jeunes, de jeunes adultes et de personnes restées jeunes de tous âges, venus de toute la Suisse et d'ailleurs. « Un joiur comme à Taizé » s'inscrit dans le cadre du 500e anniversaire de la Disputation de Baden.

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Ensemble pour une présence renforcée de l’accompagnement spirituel en milieu de santé

Communiqué de presse du Centre de compétence pour l’accompagnement spirituel en milieu de santé (CAMS) du 22 janvier 2026

Les Églises renforcent ensemble l’accompagnement spirituel en milieu de santé : le 19 janvier 2026 s’est tenue à Berne la première conférence nationale du nouveau Centre de compétence pour l’accompagnement spirituel en milieu de santé (CAMS). Environ 80 professionnel-les issu-es des Églises, des communautés religieuses, des associations professionnelles, de la formation continue et de la pratique ont échangé sur la manière de garantir, à long terme, l’accompagnement spirituel comme composante professionnelle d’une prise en charge globale de la santé, face à la pression croissante des coûts et à la diversité de la société.

Avec le lancement du CAMS le 1er septembre 2025, l’Église évangélique réformée de Suisse, la Conférence des évêques suisses et la Conférence centrale catholique romaine unissent leurs forces au niveau national. Les co-présidentes du comité de pilotage, Catherine Berger et Sabine Stalder, ont souligné le caractère historique de cette étape : pour la première fois, les Églises assument ensemble la responsabilité d’un secteur clé de la société – là où les personnes, en situation de maladie, de crise ou en fin de vie, cherchent un accompagnement et des repères, indépendamment de leur appartenance religieuse.

Le Centre de compétence se positionne comme une plateforme, une voix et une ressource. Il s’engage pour de bonnes conditions-cadres de l’accompagnement spirituel dans le domaine de la santé, élabore des bases décisionnelles pour les Églises et favorise le dialogue avec les actrices et acteurs du secteur de la santé, de la politique et de la société. L’objectif n’est pas l’autopréservation institutionnelle, mais l’ancrage durable de la valeur de l’accompagnement spirituel au service des personnes.

Lors de la partie statutaire, le budget 2026, s’élevant à 180’000 CHF, a été présenté. Le financement est assuré à hauteur de 40 % par l’Église évangélique réformée de Suisse et de 60 % par la Conférence centrale catholique romaine. Les priorités portent sur la représentation des intérêts, la mise en réseau, les groupes de travail ainsi que les formats d’échange nationaux.

Un temps fort de la conférence a été l’intervention de la conseillère nationale Ursula Zybach, qui a abordé les défis actuels du système de santé suisse. Elle a décrit un système performant, mais de plus en plus surchargé, et a souligné que les maladies chroniques, les souffrances psychiques et les situations de fin de vie nécessitent un accompagnement à long terme. L’accompagnement spirituel peut jouer un rôle clé dans ces contextes – lors des transitions, dans les situations de décision ambivalentes, et aussi dans le soutien au personnel de santé en difficulté.

Des exemples concrets issus de toutes les régions linguistiques de Suisse ont illustré la grande diversité de l’accompagnement spirituel dans le domaine de la santé : de l’accompagnement ambulatoire aux équipes œcuméniques et multireligieuses, en passant par des modèles cantonaux et intercantonaux. Le besoin de coordination nationale, de normes de qualité claires et de renforcement des offres ambulatoires s’est clairement dégagé.

Cette conférence a marqué le début d’un chemin commun. Le CAMS capitalisera et développera les connaissances acquises – de manière œcuménique, multilingue et en réseau.

La prochaine conférence nationale du Centre de compétence pour l’accompagnement spirituel en milieu de santé se tiendra le vendredi 30 octobre 2026 à Lucerne.



KELESAVOC

Le jeu sur les vocations

Le jeu Kelesavoc est un jeu de société conçu pour aider les joueurs, notamment les jeunes, à explorer et découvrir les différentes formes de vocation proposées par l'Église. 

Développé par le Centre romand des vocations (CRV) en Suisse, le jeu aborde des questions sur l'engagement personnel et les différents chemins de vie (mariage, vie religieuse, sacerdoce, engagements laïcs, etc.) d'une manière ludique et interactive. 

Il se présente sous la forme d'un jeu de plateau (semblable à un jeu de l'oie, avec des cartes et des questions) et est utilisé comme outil d'animation dans les paroisses, les groupes de jeunes et les familles. 

Commandez votre jeu



Une morale sexuelle indéfinie reste pertinente pour la vie privée

Prise de position de la présidence de la Conférence centrale concernant la position des évêques suisses sur les situations de vie personnelles des agentes pastorales et agents pastoraux engagés en Église.

Il y a deux ans, la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ) s'est fixé pour objectif que la vie privée des agents pastoraux et des agentes pastorales ne soit plus pertinente au regard du droit du travail. La présidence de la RKZ regrette que cet objectif n'ait pas encore été atteint avec l’état des lieux de la CES. La RKZ continuera à s'engager en ce sens.

Objectifs de la RKZ

Fin septembre 2023, dans le contexte de la publication de l'étude sur les abus, la RKZ a adressé quatre revendications à la CES. Parmi celles-ci figurait la revendication « que les évêques suisses reconnaissent, à l'instar de leurs collègues allemands, que la vie en couple – à l'exception des personnes tenues au célibat – n'a aucune incidence sur l'emploi ou le licenciement ». La RKZ se référait à une modification du règlement de base pour le service ecclésiastique, que les évêques allemands avaient approuvée en novembre 2022. Celle-ci stipule : « Le domaine central de la vie privée, en particulier la vie relationnelle et la sphère intime, reste soustrait à toute évaluation juridique. Les exigences particulières de l'Église à l'égard des clercs, des candidats à l'ordination, des membres des ordres religieux et des personnes en noviciat et en postulat ne sont pas concernées par cette disposition. » (Art. 7, al. 2, phrases 3-4 Grundordnung des kirchl. Dienstes).

Divers cercles ecclésiastiques se sont ralliés à l'objectif de la RKZ. Ils souhaitent que les collaborateurs ecclésiastiques qui vivent une relation « irrégulière » selon la morale sexuelle catholique (partenariat hétérosexuel ou homosexuel hors mariage, mariage civil mais non religieux, en particulier après un divorce civil) soient libérés du secret et de la menace permanente d'un licenciement. La morale sexuelle rigide et homophobe est en outre considérée comme un élément systémique favorisant les abus sexuels.

Progrès importants

La RKZ reconnaît aujourd'hui les efforts intensifs déployés par les évêques suisses pour consigner leur état de réflexion dans un état des lieux. Du point de vue de la RKZ, des progrès importants ont été réalisés, mais il reste encore beaucoup à faire.

Les progrès concernent tout d'abord le style linguistique : on constate une prudence notable dans le traitement de la question et une réticence à nommer des lignes rouges, même lorsque la vie s'écarte des normes ecclésiastiques. Il faut toujours essayer de trouver des solutions. Une autre avancée importante est l'élargissement de la perspective de crédibilité : la crédibilité est assurée par l'ensemble des croyants, les structures ecclésiastiques ainsi que le mode de vie des agents pastoraux – par exemple leur rapport aux biens matériels – et leur engagement en faveur de la justice, de l'égalité, d'une vie digne et de la préservation de la création.

Desiderata

Même si la perspective a été élargie à la crédibilité, le thème central reste le même : « la manière dont ils entretiennent leurs relations » et « une approche responsable de la sexualité en accord avec leur propre état civil » continuent d'être des critères pour le service ecclésiastique, mais ils ne sont plus les seuls. Les évêques écrivent sans ambiguïté : « Les agents pastoraux dont la situation personnelle s'écarte des prescriptions de l'Église savent que cela peut entraîner des conséquences pour leur mission en Église » (p. 2-3).

Le mot « peut » renvoie à la marge d'appréciation. Il est remarquable que les évêques ne limitent pas cette marge d'appréciation pour évaluer si une situation de vie s'écartant des prescriptions de l'Église entraîne le retrait de la mission en Église. Ils ont « décidé de ne pas publier de catalogue de règles et de critères », car ils ne veulent pas seulement prendre comme référence le comportement extérieur, « mais aussi l'attitude du cœur » (p. 6).

Un état des lieux ?

La RKZ regrette que le document n'apporte pas beaucoup de clarté aux personnes intéressées par un travail ecclésiastique quant à savoir si leur mode de vie sera toléré ou non. Comment une femme lesbienne qui envisage de devenir animatrice pastorale ou un homme remarié qui s'intéresse au métier d’agent pastoral peuvent-ils être sûrs qu'après avoir terminé leur formation, ils ne se retrouveront pas sans mission en Église en raison de leur mode de vie ? 

Les personnes les plus concernées restent les hommes et les femmes qui travaillent déjà au service de l'Église et se trouvent dans des « situations relationnelles complexes » (p. 4). Ils doivent répondre à l'attente des évêques qui souhaitent qu'ils s'engagent sur « un chemin escarpé et exigeant » afin de se rapprocher des idéaux de la foi chrétienne (p. 4). Selon la doctrine officielle de l'Église catholique, cet idéal consiste toutefois, pour tous ceux qui ne sont pas mariés à l'église, en la « chasteté de l'abstinence » (Catéchisme universel, numéros 2350, 2359, 2390). La mesure dans laquelle les différents évêques évaluent les agents pastoraux de cet objectif reste ouverte.

Pour la RKZ, il est clair qu'elle continue à poursuivre l'objectif fixé il y a deux ans. Elle le fera en dialoguant directement avec les évêques, mais aussi en soutenant les collectivités ecclésiastiques cantonales qui explorent les possibilités juridiques.

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