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 Attualità 

Nous parlons d'une voix!

Les communautés religieuses exigent davantage de protection pour les réfugiés

Les communautés religieuses représentées au sein du Conseil suisse des religions invitent leurs membres à s’engager en faveur des réfugiés. En même temps, elles en appellent à l’État et au monde politique en leur enjoignant d’assumer leurs responsabilités face aux besoins des réfugiés. Par exemple en institutionnalisant leur réinstallation. C’est la première fois que juifs, chrétiens et musulmans s’expriment d’une même voix sur la question des réfugiés. La déclaration prend donc un caractère unique et signifie un grand pas pour le dialogue interreligieux. Le projet est soutenu par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, un partenaire de longue date des communautés religieuses engagées dans le monde entier.

Déclaration interreligieuse sur les réfugiés
Flyer 5 appels pour la protection des réfugiés
Communiqué de presse, 7 novembre 2018 
Photos
UNHCR : La religion, motif de fuite



En réalité, quelle mission remplit IRAS COTIS?

Portrait d’institutions soutenues par le cofinancement CES-Conférence centrale

Mme Katja Joho, vous dirigez depuis 2013 le secrétariat général de la Communauté de travail interreligieuse en Suisse IRAS COTIS. Quels seront les sujets particulièrement importants inscrits au calendrier de l’institution au cours du prochain semestre?

La semaine des religions, du 3 au 11 novembre, figure en gras à l’agenda. Des personnes appartenant à près de dix religions différentes invitent leurs coreligionnaires à se rencontrer, cela à l’échelle de la Suisse. Des préparatifs de mise sur pied d’une centaine de manifestations sont en cours, et je me réjouis de prendre part personnellement à un maximum d’entre elles ce prochain mois. Qu’il s’agisse d’excursions ou de discussions, le choix qui s’offrira sera large.

Avez-vous le sentiment que vous pourrez réaliser avec succès vos plans au cours des trois années à venir et atteindre tous vos objectifs? Qu’est-ce qui aura évolué? A quoi vos groupes cibles remarqueront-ils que quelque chose a changé?

Si tout va bien, notre projet «Dialogue en route» sera venu à chef. Des classes d’école, ainsi que des groupes de jeunes de toute la Suisse auront profité de la soixantaine d’offres proposées. Dans ce cadre, ils auront eu l’occasion de vivre de manière positive le pluralisme religieux, de se débarrasser de préjugés et d’apprendre comment se comporter avec les autres. De la sorte, de jeunes adultes seront désormais devenus de nouveaux acteurs de la coopération entre les religions.

Quel rôle joue le bénévolat au sein d’IRAS COTIS? Que faites-vous pour le favoriser? Quelles charges supplémentaires seraient engendrées si vous deviez rémunérer le travail volontaire?

Le bénévolat joue un rôle central pour notre association et nos projets. Il représente près du tiers de nos ressources (CHF 300'000.-). Maintes communautés non chrétiennes et, partant, le travail interreligieux également sont tributaires du bénévolat. Nombre d’individus s’engagent volontairement dans le réseau des jeunes d’IRAS COTIS. Ils y développent leurs compétences sur les plans culturels et religieux et vivent des expériences précieuses.

Vous recevez chaque année du cofinancement CES-Conférence centrale un subside destiné à couvrir vos frais d’exploitation. Quelles prestations fournissez-vous à l’Eglise en contrepartie?

Nos projets permettent à des Eglises cantonales et à des paroisses de tisser des liens sur le plan interreligieux. Ils promeuvent la coopération et les transferts de know-how. Concrètement, ils créent des possibilités d’expérimenter la cohabitation avec des personnes membres d’autres communautés religieuses. Des jeunes se confrontent à la religion sous des formes nouvelles qu’ils auront choisies eux-mêmes. L’échange avec les adeptes d’autres religions est un facteur stimulant pour sa propre foi.

Si, en tant qu’institution, vous aviez un vœu à exprimer aux membres de la Conférence des évêques suisses, en quoi consisterait-il?

Il importerait que les évêques soutiennent en des termes exprès une cohabitation constructive entre personnes de religions différentes et qu’ils dénoncent l’exclusion. Pour notre travail, une recommandation officielle de leur part à l’intention des paroisses et des organisations catholiques serait précieuse. Ce faisant, la Conférence des évêques encouragerait activement le travail interreligieux de base. Une adhésion de sa part à IRAS COTIS serait idéale.

Fiche signalétique d'IRAS COTIS

Année de fondation1992
Principales prestations
  •  Mise en réseau des communautés religieuses en Suisse
  • Offres de manifestations à l’échelon interreligieux
  • Parcours de formation proposés notamment aux écoles pour les cours de religion en milieu scolaire 
Membre du personnel le plus âgé53 ans (ou 70 ans si l’on compte aussi le comité)
Membre du personnel le plus jeune19 ans
Participation du cofinancement au budget global6%
Lien Internetwww.iras-cotis.ch


Les nouveaux bénévoles

L’avenir de la participation à la société civile

Dans notre société multioptionnelle, le bénévolat classique est de moins en moins populaire. Quelles sont les retombées de cette tendance sur le rôle de la société civile? L’étude réalisée sur mandat du Pour-cent culturel Migros et intitulée «Les nouveaux bénévoles» se penche sur cette question et énonce des conditions-cadres pour l’engagement civil du futur.L’étude révèle que quiconque s’engage souhaite désormais.

  • s’investir rapidement et dans des projets concrets.
  • participer à la réflexion et la prise de décision et ne plus simplement servir de main-d’œuvre gratuite.
  • discuter les projets et les développer sans rapport hiérarchique.

La condition préalable à chaque engagement civil consiste avant tout à savoir où et pourquoi l’on pourrait s’engager. Les plateformes digitales jouent à cet égard un rôle toujours plus important en favorisant l’échange et la mise en réseau. L’étude du GDI offre un aperçu des principales plateformes de participation.

Sommaire «Les nouveaux bénévoles» (PDF)

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Numérisation et travail bénévole: enjeux et opportunités pour l'engagement bénévole

Invitation au colloque du Réseau Suisse Bénévolat, le 26 novembre 2018 à Berne

Date et Lieu: lundi 26 novembre 2018, 8 h 30 -16 h , Berne

Public cible: Le congrès s’adresse à des coordinateurs du bénévolat et à toute personnes intéressée.

Traduction: les interventions en plénum seront traduites simultanément. Des traducteurs de chuchotements volontaires sont utilisés dans les entrées.

Organisation: Réseau bénévolat, organisé par la fondation Mercator Suisse (présidence du groupe de pilotage 2018é

Coûts: CHF 110.- par personne (y compris collation et documentation).

Programme

Inscription



Des alévis de Bâle à la Madonna del Sasso (TI)

Le projet national d’IRAS COTIS «Dialogue en Route» aborde des questions délicates touchant la cohabitation dans notre société et promeut une nouvelle lecture de l’histoire.

Le but visé

«Dialogue en Route» vous invite à découvrir la pluralité culturelle et religieuse de la Suisse. Des lieux et itinéraires témoignant de l’histoire agitée de notre pays et de son pluralisme actuel constituent autant d’occasions de nouer le dialogue et d’établir des parallèles. La diversité a besoin du dialogue, et le dialogue se nourrit de la diversité. La richesse culturelle prend toute sa dimension là où des individus de religion, de culture et de philosophie différentes cohabitent dans le respect mutuel et sur pied d’égalité.

Qu’il s’agisse de classes d’école ou d’autres groupes, ou encore d’individus isolés, «Dialogue en Route» invite tout un chacun à se mettre en chemin, les yeux bien ouverts. On souhaite que des étrangers aussi puissent être interrogés sur la voie à suivre.

Aborder des points centraux de la vie en commun

Persécutions et reconnaissance, respect des normes et mépris des règles, sexualité et mariage forcé: voilà autant de sujets de discussion à traiter en lien avec la religion, la culture et la vision du monde. On attend cependant quelque chose des élèves et des autres participants: accepter d’aller regarder derrière les décors et de découvrir des thèmes centraux de l’histoire religieuse helvétique et de la société contemporaine, cela à partir d’expressions lourdes de symboles et de stéréotypes.

Les mêmes sujets émergent aussi bien dans le monde urbain bâlois, avec son pluralisme culturel et religieux, que dans les petits villages argoviens d’Endingen et de Lengnau. Ces lieux nous confrontent à la discrimination des juifs en Suisse au cours de l’histoire, mais aussi à des exemples édifiants de cohabitation au quotidien et d’émancipation. Pour chaque station et parcours défini, des guides assurent l’encadrement des voyageurs. Il s’agit de jeunes ayant une connaissance intime du pluralisme religieux actuel et des idéaux en cours, et qui s’interrogent eux-mêmes sur ces sujets.

Nouvelles offres

Depuis octobre 2018, des classes d’école, associations et autres groupements peuvent s’inscrire aux parcours proposés dans le nord-ouest de la Suisse, la Suisse centrale et au Tessin sur la plateforme Internet www.enroute.ch. Ces nouvelles offres complètent le programme existant déjà en Suisse orientale et dans le canton de Zurich. En 2019, une dernière étape suivra avec Berne, Soleure et la Suisse romande dans son ensemble.

IRAS COTIS

La Communauté de travail interreligieuse en Suisse IRAS COTIS, qui coordonne le projet, est une organisation faîtière nationale rassemblant les communautés religieuses et autres organismes aspirant à s’impliquer dans le dialogue interreligieux et interculturel. L’association dénombre 75 membres institutionnels. Figurent au nombre de ceux-ci des groupements alévis, baha’is, bouddhistes, chrétiens, hindouistes, juifs, musulmans et sikhs de même que des centres de formation et des œuvres d’entraide. IRAS COTIS et le projet «Dialogue en Route» sont soutenus par le cofinancement CES-Conférence centrale sur le plan matériel et au niveau des objectifs poursuivis.



Tout sauf un jeu d’enfant

Exposition et événements sur les conséquences de la guerre, des persécutions et de l’exil forcé

Du 18 octobre au 15 décembre 2018 la plateforme Face-Migration présente l'exposition «Tout sauf un jeu d’enfant. Dialogue entre familles de réfugiés, jeunes réfugiés et adolescents» au Forum politique Berne à la Tour des prisons. L'exposition thématise les conséquences de la guerre, des persécutions et de l’exil forcé sur la première et la deuxième génération de réfugiés en Suisse. «Tout sauf un jeu d’enfant» est accompagné d’une sélection d’images issues de l’exposition «Ma vie en flash-backs» du Service ambulatoire pour victimes de la torture et de la guerre de la Croix-Rouge suisse.

L’exposition est une collaboration entre Face Migration, la Croix-Rouge suisse et le Forum politique de Berne, où la Conférence centrale est associée.

Informations complémentaires concernant l’exposition 



«A chacun de jouer sa partition» – les clés de la coopération dans le système dualiste

Document de référence pour une coordination adéquate et efficace des décisions relevant de la pastorale et de celles de nature financière dans le système dualiste.

Les tiraillements entre «l’argent et l’esprit» et l’existence parallèle d’autorités de droit public ecclésiastique et de responsables pastoraux constituent un défi permanent à relever à tous les niveaux, des petites paroisses/communes ecclésiastiques aux corporations de droit public ecclésiastique et aux diocèses de grande taille, mais aussi à l’échelon de la Conférence centrale et de la Conférence des évêques. La Conférence centrale a approuvé les recommandations émises par sa Commission du droit public ecclésiastique et du droit régissant la religion et en a autorisé la publication. Elles doivent contribuer à ce que les décisions des deux parties soient coordonnées et prennent en compte leurs rôles et compétences respectifs. Le titre «A chacun de jouer sa partition» est emprunté au monde de la musique: un orchestre ou un chœur est harmonieux lorsqu’on joue sa propre mélodie tout en écoutant les autres.

Document de référence «A chacun de jouer sa partition»



Asile dans les églises

Document de référence avec des aides à la formation de l’opinion et pistes de réflexion.

Quand bien même les circonstances de ce genre restent rares, les Eglises sont encore et toujours confrontées à la problématique de l’octroi de l’asile dans des locaux ecclésiaux. Il s’agit d’une protection accordée temporairement dans de tels lieux à des demandeurs d’asile déboutés définitivement, cela afin d’ouvrir la porte à un réexamen de leur statut par l’autorité. Ces situations soulèvent des questions juridiques et des problèmes pratiques à résoudre qui, dans le contexte catholique, impliquent l’action concertée des instances pastorales et des autorités de droit public ecclésiastique. Le document de référence élaboré par la Commission du droit public ecclésiastique et du droit régissant la religion émet des recommandations sur les points auxquels il convient de veiller dans des cas concrets et propose des pistes à suivre pour se forger une opinion sur la ligne de conduite à adopter.

Document de référence «Asile dans les églises»