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 Attualità 

Lorsque le berger est un loup

Pierre Pistoletti lauréat du Swiss Press Award 2019

Le journaliste Pierre Pistoletti, de cath.ch, est le lauréat du Swiss Press Award 2019 dans la catégorie ‘Press online’ . La Fondation Reinhard von Graffenried a récompensé son dossier multimédia consacré aux abus sexuels dans l’Eglise: Lorsque le berger est un loup.

Lorsque le portail catholique suisse cath.ch enquête sur les abus sexuels dans l’Eglise, cela débouche sur un examen de conscience en ligne qui n’oublie ni les victimes ni la gravité des faits et de leurs conséquences psychologiques. Depuis 1950, 218 cas d’abus sexuels ont été recensés dans l’Eglise catholique en Suisse. Et ce n’est qu’une petite partie de la réalité. Pendant trop longtemps les évêques ont tenté de régler les cas à l’interne, se préoccupant davantage d’imposer le silence que des souffrances des victimes. Devant la caméra du journaliste Pierre Pistoletti, des victimes de prêtres abuseurs ­racontent leur calvaire : la manipulation, l’abus de confiance, l’imposition du silence, l’ambiguïté spirituelle qui s’ajoute à la souffrance psychique. A travers interviews et témoignages par vidéos, le journaliste ose aussi poser la question essentielle : quelles sont les causes structurelles de l’Eglise qui favorisent les abus en son sein ?

Le prix attribué témoigne de ce que le travail médiatique de l’Eglise accompli en toute liberté rédactionnelle est perçu comme un apport important pour notre société. Il prouve aussi que les fonds de la Conférence centrale alloués au domaine des médias sont de l’argent bien placé!



En réalité, quelle mission remplit l’institut d’éthique sociale «ethik 22»?

Portrait d’institutions soutenues par le cofinancement CES-Conférence centrale

Thomas Wallimann, vous dirigez depuis 2017 l’institut d’éthique sociale «ethik 22» qui a succédé au «Sozialinstitut der KAB ». Qu’est-ce qui a conduit à cette transformation et pourquoi avoir choisi le nom d’«ethik 22»?

Durant des années, l’organisation KAB Schweiz s’est interrogée sur son avenir. Pour elle, la doctrine sociale de l’Eglise, sa préoccupation première, devait absolument s’attacher de près aux questions sociétales d’aujourd’hui. Une vision jugée indispensable également parce que, malgré le besoin auquel il répond, le travail de réflexion éthique, notamment sous l’angle chrétien, n’est guère perceptible pour le public. Dès lors, l’assemblée des délégués de la KAB a décidé, au printemps 2016, de doter l’institut social d’un statut autonome et de placer celui-ci sous l’égide d’une nouvelle association de soutien. En janvier 2017, l’institut a été rebaptisé «ethik 22», le chiffre 22 étant une allusion à «Catch 22», un roman décrivant des situations caractérisées par des dilemmes exigeant une réflexion éthique.

Qu’est-ce qui figurera en gros caractères dans l’agenda d’«ethik 22» au cours du prochain semestre?

Nous ambitionnons d’éditer un numéro d’«ethik 22 - das Magazin» conjointement avec une organisation partenaire. Notre revue et notre newsletter électronique gratuite axée sur les votations fédérales sont des instruments visant à faire partager des points de vue d’éthique sociale sur des sujets d’actualité. Il va de soi aussi que nous visons à gagner de nouveaux abonnés à nos publications.

Avez-vous le sentiment que vous pourrez réaliser avec succès vos plans pour les trois années à venir et atteindre tous vos objectifs? Qu’est-ce qui aura évolué? A quoi vos groupes cibles remarqueront-ils que quelque chose a changé?

Grâce à «ethik 22» et au dialogue qu’il ouvre sur la morale, le réseau des personnes actives dans les mondes de la politique, de l’économie et de l’Eglise et qui sont susceptibles de développer leurs propres vues éthiques sur des questions de société est appelé à s’élargir. Toujours plus d’individus découvrent que, malgré la complexité des choses et la rapidité avec laquelle elles changent, nous pouvons trouver ensemble des réponses à nos interrogations.

Quel rôle joue le bénévolat au sein d’«ethik 22»? Que faites-vous pour le favoriser? Quelles charges supplémentaires seraient engendrées si vous deviez rémunérer le travail volontaire?

«ethik 22» n’existerait pas sans le bénévolat, lequel équivaut à plus de CHF 80'000.- par an. Au-delà de charges liées aux activités du comité, les frais de l’institut sont engendrés principalement par la communication (newsletter, magazine), des honoraires dus aux auteurs et invités ainsi que par des prestations de tiers dans les domaines de la stratégie et de la communication.

Vous recevez chaque année du cofinancement CES-Conférence centrale un subside destiné à couvrir vos frais d’exploitation. Quelles prestations fournissez-vous à l’Eglise en contrepartie?

Le cofinancement de la Conférence centrale représente 55% du financement d’«ethik 22». Plus de 60% des prestations de ce dernier sont fournies à la demande d’institutions ecclésiales. «ethik 22» compte au nombre des rares organisations qui, en tant qu’associations, s’attèlent à concrétiser et à développer la doctrine sociale de l’Eglise en dialogue avec les personnes concernées, à le faire dans une langue compréhensible, et ce, également à l’intention de cercles extérieurs à l’Eglise.

Si, en tant qu’institution, vous aviez un vœu à exprimer aux membres de la Conférence des évêques suisses, en quoi consisterait-il?

PPour maintenir la tradition éthico-sociale de l’Eglise à l’avenir, nous aurons besoin de créer des postes confiés à des jeunes chercheurs en éthique sociale et aspirant à mettre à profit et en œuvre leur savoir. C’est pourquoi un soutien, notamment financier, de la formation, de projets et d’organisations actives dans le domaine de l’éthique sociale est important.

Fiche signalétique de l’institution 

Année de fondationDécembre 2016
Principales prestations

 

  • Formation: exposés, cours et ateliers
  • Diffusion de messages: publication de prises de position sur des sujets d’actualité
  • Activités de conseil: entretiens, ateliers, analyses d’options pour des actions

 

Membre du personnel le plus âgé54 ans 
Membre du personnel le plus jeune33 ans
Participation du cofinancement au budget global55 %
Lien Internetwww.ethik22.ch


Rapporto annuale e rapporto finanziario 2018 della RKZ

Qui di seguito avete la possibilità di scaricare il rapporto annuale e il rapporto finanziario della Conferenza centrale cattolica romana della Svizzera (RKZ) riguardanti l’anno 2017. I due rapporti offrono una panoramica delle nostre attività, delle questioni di cui ci occupiamo e dell’impiego dei mezzi finanziari messi a nostra disposizione.

Informazioni più dettagliate relative al conto annuale e al bilancio della RKZ sono a disposizione presso il Segretariato generale della RKZ.

Rapporto annuale 2018

Rapporto finanziario 2018 (f)



La pastorale des migrants, une chance

Communiqué de presse de 25 mars 2019 concernant le rapport «Pastorale des migrants en Suisse. Enquête sur la situation actuelle: les résultats et leur appréciation».

Environ un tiers des membres de l’Eglise catholique en Suisse sont issus de la migration, une présence qui marque de son empreinte de multiples manières la vie ecclésiale. Afin de tenir compte du multilinguisme et de la diversité culturelle qui en résultent, quelque 110 missions ou aumôneries assurent la prise en charge pastorale de ces fidèles. Chaque année, près de 21’000 services religieux sont célébrés dans plus de 20 langues étrangères et rites différents. Les fonds alloués à la pastorale des migrants s’élèvent à environ 35 millions de francs par an.

Ce ne sont là que quelques exemples des chiffres, données et informations fournis par le rapport «Pastorale des migrants en Suisse» qui est rendu accessible au public intéressé après avoir été débattu par la Conférence des évêques suisses (CES) et la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (Conférence centrale). Ce document a vu le jour dans le cadre d’un projet consacré à l’avenir de la pasto-rale des migrants entrepris en commun par la CES et la Conférence centrale. Il fait le point sur la situation actuelle et en tire des conclusions à propos des ordres de préoccupation suivants:

  • Diversité de la réalité pastorale: un problème ou une chance?
  • Modèles d’avenir et évolutions possibles des missions
  • Sensibilisation des personnes actives dans la pastorale traditionnelle et dans celle des migrants
  • Focalisation du mandat de l’Office migratio sur les tâches pastorales
  • Renforcement du principe de la subsidiarité au niveau des tâches financières et administratives, et répartition plus équitable des fonds

Le rapport a été rédigé par Regula Ruflin et Samuel Wetz (tous deux travaillant au sein de socialdesign ag), Patrick Renz (directeur national de migratio) et Daniel Kosch (Conférence centrale). Ils ont été encadrés dans leur travail par un groupe de pilotage composé de collaborateurs pastoraux engagés dans la pastorale des migrants, de membres d’autorités de droit public ecclésiastique, de collaborateurs des directions dio-césaines ainsi que de représentants de la CES et de la Conférence centrale. Ce groupe de pilotage était présidé par Mgr Jean-Marie Lovey, responsable du domaine de la migration au sein de la CES.

Compte tenu de la démission de Patrick Renz annoncée pour le 31 mars 2019 et des adaptations que re-quiert la planification du projet au vu de son déroulement, tel qu’il a eu lieu jusqu’ici, la CES et la Confé-rence centrale ont décidé de dissoudre le comité de pilotage. Il convient de mettre en place une procédure aussi efficace que possible pour le traitement des questions qui restent encore à clarifier et d’assurer diffé-remment la participation des intéressés à ces travaux.

A la fin de la dernière séance du comité de pilotage tenue le 13 mars 2019, l’évêque compétent, Mgr Jean-Marie Lovey, a exprimé sa gratitude à tous les participants, notamment à Patrick Renz, le directeur national de migratio sortant. A ses yeux, «le mérite le plus important du travail accompli est d’avoir suscité une prise de conscience et fourni la démonstration que la participation de nombreux migrantes et migrants à la vie ecclésiale contribue grandement à stimuler et diversifier celle-ci ainsi qu’à toucher de plus près la réali-té de l’Eglise universelle». Mgr Jean-Marie Lovey a conclu par ces mots: «Si l’on réussit à intensifier la coexistence entre fidèles indigènes et immigrés et à rendre leur cohabitation plus valorisante, la pastorale des migrants représente une grande chance pour l’Eglise catholique en Suisse.»

Regula Ruflin, Samuel Wetz, Patrick Renz et Daniel Kosch (2018). «Pastorale des migrants en Suisse. Enquête sur la situation actuelle: les résultats et leur appréciation», socialdesign, sur mandat du Conseil de coopération de la CES et de la Conférence centrale, Berne.

Téléchargement du rapport



© pixabay

«C’est notre devoir»

La CES et l'Union des Supérieurs Majeurs religieux ont adopté une nouvelle version de leurs directives sur les abus sexuels commis dans le contexte ecclésial.

Renforcement de l’obligation de dénoncer

Les directives prévoyaient qu’une victime adulte devait être avertie, dans tous les cas, de la possibilité de déposer une plainte pénale selon le droit étatique mais qu’elle pouvait s’opposer à ce que les dignitaires ecclésiastiques dénoncent l’affaire de leur côté. Dorénavant, la victime adulte ne disposera plus de ce «droit de veto»; les Ordinaires (à savoir les évêques diocésains, les vicaires généraux ou épiscopaux ainsi que les supérieurs majeurs des ordres religieux) devront annoncer aux organes publics compétents en matière de poursuite pénale tous les délits poursuivis d’office dont ils ont connaissance. La règle adoptée jusqu’ici l’a été sur recommandation de thérapeutes qui avaient exigé un «droit de veto» pour les victimes. La pratique a cependant montré que, sans obligation d’annonce, le risque d’étouffement d’une affaire subsiste ainsi que celui de récidive.

Prévention

La Commission d’experts pour les abus sexuels dans le contexte ecclésial, dans sa volonté d’une prévention plus systématique, a arrêté une série de mesures concrètes, certes déjà appliquées dans certains diocèses et ordres religieux mais que la nouvelle version rend obligatoires pour tous. C’est ainsi que chaque diocèse, chaque communauté monastique et toute autre communauté ecclésiale doit désigner en son sein une personne chargée de la prévention et avoir son propre concept de prévention qui fixe les critères de base pour une perception adéquate et professionnelle de la distance et de la proximité ainsi que pour des rapports réciproques empreints de respect. Ce concept de prévention devra par la suite déboucher sur l’élaboration de codes et de standards de conduite.

Coresponsabilité des autorités de droit public ecclésiastique

La nouvelle mouture des directives prévoit aussi des changements lors de l’établissement des contrats de travail: les directions diocésaines s’engagent à ce que les différentes organisations de droit public ecclésiastique adoptent de manière contraignante et suivent, elles aussi, les mesures de prévention, étant donné que ce sont elles souvent qui sont les employeurs. Cela signifie concrètement qu’elles exigent la production d’un extrait du casier judiciaire et d’un extrait spécial de ce dernier pour la conclusion de tous rapports de travail dans le contexte ecclésial et que la personne concernée se déclare prête à respecter les directives. Quiconque ayant déjà été engagé avec une missio canonica devra remettre ces extraits du casier judiciaire s’il ne l’a pas encore fait. De plus, chaque fois qu’une personne travaillant en Eglise rejoindra une nouvelle équipe, l’ensemble des membres de cette dernière signeront une convention les engageant mutuellement au respect de la proximité et de la distance.

L’entrée en vigueur des directives révisées a été fixée au 1er mars 2019.

Directives de la CES et VOS'USM - 2019 4 rev.



Le droit change-t-il avec l’évolution de la société?

Publication en ligne d’interventions se rapportant au droit public ecclésiastique et au droit régissant la religion.

Une documentation consacrée aux initiatives, projets législatifs et rapports publiés à propos du droit public ecclésiastique et du droit régissant la religion est désormais à disposition en ligne. Celle-ci a été mise au point sous la direction du Prof. René Pahud de Mortanges, titulaire de la chaire d'histoire du droit et de droit des religions à l’Université de Fribourg. Cet inventaire, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, met en évidence les tendances et évolutions révélées par les interventions parlementaires en lien avec la religion enregistrées ces dernières années.

Collection d'interventions et rapports relatives au droit ecclésiastique et au droit des religions