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L’accompagnement spirituel en milieu de santé doit pouvoir compter sur des conditions-cadres fiables et une qualité élevée

Communiqué de presse concernant la 2e conférence nationale « Accompagnement spirituel en milieu de santé du 30 octobre 2026

Le système de santé privilégie l’efficacité et les procédures standardisées ; il n’en est que plus important que quelqu’un y considère la personne tout entière, a souligné le conseiller d’État Lukas Engelberger, président de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé, le 30 octobre 2026 à Lucerne. Plaidant pour un ancrage juridique de l’accompagnement spirituel, il a invité les Églises à le défendre avec plus de vigueur sur la scène politique.

Quelque 70 déléguées, délégués et personnes invitées des Églises cantonales réformées, des diocèses et des corporations ecclésiastiques catholiques ont pris part à cette rencontre, organisée par le Centre de compétences pour l’accompagnement spirituel en milieu de santé (CAMS) dans le cadre du salon professionnel ABSCHIED’26. Mgr Beat Grögli, évêque de Saint-Gall, a clairement réaffirmé l’engagement de l’Église, sans taire les défis qui l’attendent : pressions budgétaires, départs à la retraite et manque de relève.

Comment garantir la qualité de l’accompagnement spirituel ? Cette question était au cœur de la journée. Un état des lieux présenté par le CAMS a mis en lumière la diversité des voies d’accès à la profession. Le profil de compétences, issu du profil professionnel adopté en septembre 2026 par l’association professionnelle BSG-APA, offre à cet égard un repère commun.

La conférence a également été l’occasion de présenter le nouvel argumentaire du CAMS. Ce document montre de manière concise ce que l’accompagnement spirituel apporte au système de santé en tant que ressource professionnelle. Il est disponible sur www.ksig-cams.ch.

La 3ᵉ Conférence nationale se tiendra le lundi 23 août 2027 à Berne.

Rapport Conférence accompagnement spirituel 30.10.2026



Babel ou vérité ? Comprendre, tester et examiner l’IA d’un œil critique

Rencontre de réseautage CES | RKZ du 2 novembre 2026 à la Paroisse de la Trinité à Berne

Une centaine de personnes ont exploré concrètement, à Berne, les possibilités et les limites de l’intelligence artificielle. Organisée par la Conférence des évêques suisses (CES) et la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ), cette soirée interactive a montré que l’IA peut générer des textes, des images et des vidéos, mais que la responsabilité de leur interprétation et de leur utilisation reste pleinement humaine.

Ne pas se contenter d’écouter, mais expérimenter soi-même : sous le titre « Babel ou vérité ? Comment fonctionne l’IA », une centaine de personnes se sont penchées, à Berne, sur les possibilités, les limites et les applications concrètes de l’intelligence artificielle. À l’aide de leurs smartphones, elles ont participé activement à la soirée, formulé leurs propres prompts, comparé les réponses obtenues et tenté de distinguer les images et vidéos authentiques des contenus générés ou manipulés.

Dans son allocution de bienvenue, Mgr Josef Stübi, évêque des médias de la CES, a souligné l’importance d’une approche vigilante et responsable des nouvelles technologies. L’Église ne doit pas se fermer au progrès, mais s’interroger constamment sur sa contribution à la dignité humaine et au bien commun.

La soirée était animée par Mario Galgano (Vatican News), qui en était également l’orateur principal. Spécialiste des médias ecclésiaux et observateur attentif des développements de l’intelligence artificielle, il a alterné apports techniques, échanges avec les autres intervenants et séquences interactives avec le public. Son message central était clair : l’IA n’est ni une solution miracle ni une menace en soi. Elle est un outil au service de l’être humain. Elle peut apporter un soutien, structurer des contenus et ouvrir de nouvelles perspectives, mais elle ne saurait se substituer au discernement, à la conscience et à la responsabilité humaine.

Au cours des séquences interactives, les participants ont constaté à quel point les résultats produits par l’IA dépendent des consignes qui lui sont données. En formulant eux-mêmes différentes demandes, ils ont observé comment de légères modifications du ton, du contexte ou de l’objectif pouvaient conduire à des textes très différents. Dans le domaine ecclésial et religieux en particulier, l’exercice a montré avec quelle facilité l’IA peut reproduire des clichés, verser dans le kitsch ou adopter un ton moralisateur.

Leur capacité d’observation a également été mise à l’épreuve : quelles images étaient authentiques et lesquelles avaient été générées artificiellement ? Quelles vidéos documentaient un événement réel et lesquelles attribuaient à une personnalité des propos qu’elle n’avait jamais tenus ? La confrontation entre contenus authentiques et contenus manipulés a montré combien il est désormais difficile de les distinguer. Plus que jamais, il est donc essentiel de vérifier les sources, de recouper les informations auprès de médias fiables et d’examiner attentivement le contexte.

Autre temps fort de la soirée, l’intervention du professeur Rachid Guerraoui, de l’EPF Lausanne, a permis de replacer les développements actuels dans leur contexte scientifique. De manière accessible, il a expliqué ce qu’est réellement l’intelligence artificielle, comment elle s’est développée au fil du temps et quelles sont les limites de son contrôle. Une question centrale s’est alors imposée : l’enjeu n’est pas seulement de savoir ce que l’IA sera capable de faire à l’avenir, mais aussi de déterminer ce que l’être humain souhaite lui confier.

La soirée a ainsi permis de faire l’expérience concrète de l’intelligence artificielle, entre résultats surprenants, contenus manipulés parfois convaincants et réactions animées du public. Dans son mot de conclusion, Roland Loos, président de la RKZ, a rappelé que l’utilisation responsable de l’IA ne concerne pas uniquement les spécialistes, mais bien l’ensemble de la société. Entre Babel et vérité, nous avons besoin de maturité numérique, de repères éthiques et de personnes prêtes à vérifier les informations par elles-mêmes et à assumer la responsabilité de leurs choix.



La Conférence centrale garantit le financement du centre médias catholique de Suisse alémanique jusqu’à la fin de 2026 et décide du budget 2027

Communiqué de presse concernant l’assemblée plénière de la Conférence centrale des 26 et 27 juin 2026 à Zurich

L’assemblée plénière de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (Conférence centrale) a approuvé le financement du centre médias catholique de Suisse alémanique (KMZ) pour le deuxième semestre 2026. Les délégué-e-s ont en outre accepté le budget 2027 et décidé d’octroyer une aide de départ pour la création d’une organisation faîtière nationale en faveur des victimes d’abus.

Katholisches Medienzentrum Zürich (KMZ)

En novembre 2025, la Conférence centrale avait décidé, dans un premier temps, de n’accorder au KMZ que la contribution du premier semestre 2026 à hauteur de CHF 591 000.– et de se prononcer ultérieurement sur le financement du deuxième semestre. La poursuite de ce dernier était soumise à des améliorations dans quatre domaines. Lors de la dernière assemblée, les délégué-e-s ont approuvé à une grande majorité l’octroi du subside pour le deuxième semestre 2026.

Budget 2027 et contributions Église Suisse 2027

Le budget 2027 affiche des charges de CHF 13,87 millions et des produits de CHF 13,75 millions. La baisse des charges de CHF 0,4 million par rapport à l’année précédente est principalement due au fait que le financement spécial de l’étude sur l’examen historique des abus sexuels dans l’Église catholique arrive à échéance à la fin de 2026.

La troisième et dernière augmentation du subside en faveur de l’aumônerie dans les centres fédéraux pour requérant-e-s d’asile (CFA) interviendra en 2027 : la Conférence centrale dispose désormais de CHF 600 000.– pour indemniser les organisations ecclésiastiques cantonales qui accompagnent les requérant-e-s d’asile dans les CFA.

Lesdites contributions Église Suisse, à savoir les dépenses des organisations ecclésiastiques cantonales pour le financement des tâches sur les plans national et des régions linguistiques, conservent le niveau de 2026. 

Évolution au sein de l’aumônerie de l’armée – Maurice Greder se présente

L’aumônerie de l’armée était au cœur de la partie thématique de l’assemblée. Le capitaine Samuel J. Schmid, chef de l’aumônerie de l’armée, a présenté le service auxiliaire, il a expliqué le recrutement et la formation des aumôniers et aumônières de l’armée et leur engagement. La capitaine Lusia Markos Shammas Asmaro, première femme catholique au sein de l’aumônerie de l’armée, a livré un témoignage personnel. Elle s’engage dans cette tâche avec passion et vit des expériences positives dans cet environnement dominé par de jeunes hommes. 

Les deux intervenant-e-s ont relevé que l’aumônerie de l’armée était actuellement non seulement confrontée au manque de personnel, mais aussi aux défis d’une société de plus en plus multireligieuse et séculaire. Dans ce contexte, l’armée a ouvert le service d’aumônerie à d’autres communautés religieuses en 2020. Les aumôniers et aumônières sont au service de tous les membres de l’armée, indépendamment de leur appartenance religieuse. La discussion a porté en particulier sur cette perception de l’aumônerie de l’armée, sur la démarcation par rapport à une conception de la pastorale à caractère missionnaire et prosélyte et sur sa contribution à l’accompagnement des personnes vivant des situations difficiles. En tant que première communauté religieuse de Suisse en matière de membres, l’Église catholique est clairement sous-représentée au sein de l’aumônerie de l’armée. Si les responsables de l’Église pouvaient être incités à proposer des aumôniers et aumônières pour cette tâche, l’objectif serait atteint.

Maurice Greder, nouveau responsable de la communication et porte-parole de la Conférence des évêques suisses (CES), s’est présenté et a exposé sa tâche aux personnes présentes. L’assemblée plénière a obtenu un aperçu des préparatifs en matière de communication sur la publication au début de 2027 du rapport final de l’étude consécutive sur le traitement des abus sexuels. 

La Conférence centrale plébiscite la création d’une organisation faîtière nationale pour les victimes d’abus

L’assemblée plénière a décidé de soutenir la création d’une organisation faîtière nationale pour les victimes d’abus. Celle-ci s’inscrit dans le contexte d’une demande commune des organisations IG M!kU, du Groupe SAPEC et de GAVA, qui prévoient la mise en œuvre d’une structure indépendante dotée d’un secrétariat.

Pour les années 2027 à 2029, la Conférence centrale envisage d’accorder une contribution annuelle de CHF 25 000.– provenant du fonds de financement de projets et d’innovation. L’objectif du soutien est de renforcer la mise en réseau et la représentation d’intérêts des personnes concernées à l’échelle nationale et de permettre la mise sur pied de structures durables.

Par cette décision, la Conférence centrale souligne son engagement en faveur du traitement des abus sexuels dans l’Église catholique et sa volonté de mieux prendre en compte le point de vue et les préoccupations des victimes.

La Conférence centrale prend congé de Stefan Doppman et de Renata Asal-Steger

La Conférence centrale prend congé de Stefan Doppman, qui a représenté l’association des communes ecclésiastiques du canton de Zoug (VKKZ) de septembre 2021 à mai 2026. Durant cette période, il s’est notamment engagé comme membre de la Commission du droit public ecclésiastique (2023-2026). Avec son départ, son engagement au sein des commissions de la Conférence centrale prend fin, sa fonction n’étant pas maintenue en la forme actuelle dans le canton. La Conférence centrale le remercie chaleureusement pour son investissement sans faille en faveur de l’Église et de ses membres. Elle a élu son successeur à la Commission du droit public ecclésiastique en la personne de Cédric Pillonel, secrétaire général de la FEDEC-VD (corporation du canton de Vaud).

La Conférence centrale a également pris congé de Renata Asal-Steger, qui a présidé la Conférence centrale de 2020 à 2023 et représenté l’Église catholique romaine nationale du canton de Lucerne en tant que déléguée à la Conférence centrale depuis 2012. Auparavant, elle avait été vice-présidente (2016-2019) et membre de la Commission pour la communication et du Conseil de coopération. Même après sa période à la présidence, elle a continué à partager son expérience et à s’engager activement au sein des discussions. La Conférence centrale la remercie chaleureusement pour son investissement de longue date, qui a joué un rôle déterminant.

Informations complémentaires auprès d’Urs Brosi, secrétaire général de la Conférence centrale, et de Sabine Stalder, secrétaire générale adjointe de la Conférence centrale.
Tél. 044 266 12 00, e-mail : urs.brosi(at)rkz.ch / sabine.stalder(at)rkz.ch

Zurich, 1er juillet 2026



La Conférence centrale réaffirme sa volonté de garantir à long terme le travail de prévention et d’intervention

Communiqué de presse concernant l’assemblée plénière de la Conférence centrale des 27 et 28 mars 2026 à Thoune (BE)

Lors de son assemblée plénière des 27 et 28 mars 2026 à Thoune (BE), la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (Conférence centrale) a approuvé les comptes annuels 2025. Ceux-ci se soldent par un excédent de recettes de CHF 272 828.–. Ce résultat positif est dû en particulier aux dépenses moins élevées qu’escompté dans le domaine des mesures contre les abus sexuels. Simultanément, la Conférence centrale souligne son intention claire de garantir à long terme l’examen des abus tout comme le travail de prévention et d’intervention.

Des hôtes issus du monde ecclésiastique et politique

Des hôtes issus du monde ecclésiastique et politique ont assisté à cette assemblée. David Leutwyler, délégué aux affaires ecclésiastiques et religieuses de la Direction de l’intérieur et de la justice du canton de Berne, a relevé dans son allocution de bienvenue l’histoire particulière de l’Église catholique dans le canton de Berne.

Mgr Charles Morerod, président de la Conférence des évêques suisses, a souligné dans son introduction de la partie thématique que les abus avaient marqué profondément l’image de l’Église catholique. Parallèlement, l’engagement de l’Église pour examiner les faits est de plus en plus reconnu. L’évêque a remercié la Conférence centrale pour son investissement dans ce domaine.

Prestations d’indemnisation de l’Église et formes d’intervention

Le thème prioritaire traité par l’assemblée plénière portait sur les prestations d’indemnisation de l’Église et l’intervention en cas de soupçon de comportements transgressifs ou d’abus sexuels. Liliane Gross, présidente de la Commission d’indemnisation, a présenté les travaux de cette dernière. Elle a expliqué la procédure relative au signalement et à l’examen des demandes, les critères servant à définir les montants versés et l’évolution attendue du nombre de cas.

Stefan Loppacher, responsable du service Abus dans le contexte ecclésial de la CES | Conférence centrale | KOVOS, a abordé les défis auxquels les employeurs ecclésiastiques sont confrontés lorsque des comportements transgressifs et des abus sexuels sont annoncés. Il a présenté un modèle à niveaux, qui fait la distinction entre irritations, transgressions, infractions déontologiques et délits, et attribue à chaque niveau ses propres compétences et procédures. Il a aussi expliqué l’obligation de tout employeur de protéger son personnel du harcèlement sexuel. 

Commission Synodalité nationale : avancées et défis

Samedi après-midi, Detlef Hecking était invité en tant que président de la Commission Synodalité de la CES et de la Conférence centrale. Cette commission a été constituée il y a deux ans. Detlef Hecking a rendu compte des travaux que celle-ci a effectués jusqu’ici, de ses objectifs et de ses avancées. Pour la Suisse, le processus synodal est le projet le plus ambitieux de l’Église catholique depuis le Synode 72. Les différentes attentes et interprétations des membres quant à la définition de la synodalité constituent les principaux défis de la commission.

Comptes annuels 2025

Les comptes annuels 2025 de la Conférence centrale se soldent par un excédent de recettes de CHF 272 828.–. Ce résultat réjouissant est dû en particulier aux dépenses nettement moins élevées que prévu dans le domaine des mesures contre les abus sexuels. En 2025, l’offre de consultation et le fonds d’indemnisation ont été sensiblement moins sollicités qu’attendu. Par ailleurs, certaines mesures n’ont pas pu être mises en œuvre si rapidement. Les diocèses assument eux-mêmes les coûts des évaluations. De plus, la facture a été allégée par les contributions extraordinaires d’Églises cantonales et d’une paroisse.

L’assemblée plénière a décidé d’attribuer l’excédent de recettes aux fonds propres. Elle a renoncé délibérément à une affectation ciblée du montant afin de pouvoir réagir avec flexibilité aux développements et aux changements à venir dans le domaine du cofinancement.

Garantir la continuité dans l’examen des abus

La convention de collaboration de la CES | Conférence centrale | KOVOS conclue en 2024 relative à l’examen des abus sexuels expire en été 2027. L’assemblée plénière s’est clairement prononcée en faveur d’un renouvellement de la convention pour garantir la continué de l’examen et des travaux de prévention et d’intervention à long terme.

Le fait que les évaluations des aumônières et aumôniers, adoptées en 2023 par la CES, la Conférence centrale et la KOVOS, aient pu être mises en place avec succès l’année dernière auprès des personnes accédant à la profession a été accueilli favorablement. L’introduction des évaluations des aumônières et aumôniers qui viennent s’installer en Suisse depuis l’étranger est attendue en 2026/27. Les délégué-e-s, en revanche, se sont déclarés insatisfaits de la décision des évêques selon laquelle les autorités des paroisses et des Églises cantonales chargées du recrutement n’obtiennent qu’une simple confirmation de l’évaluation effectuée (ladite « preuve de clarification »). Ils ont chargé la présidence de préciser, en collaboration avec les évêques, cette interface importante.

Hommage mérité d’un engagement de longue date

La Conférence centrale fait ses adieux à Regula Furrer, une membre de longue date extrêmement engagée, qui a œuvré pendant de nombreuses années au sein de divers organismes en faisant preuve d’une grande compétence professionnelle, de clarté et de persévérance. La Conférence centrale remercie chaleureusement Regula Furrer pour son engagement, lui présente ses meilleurs vœux de santé et lui souhaite des expériences enrichissantes dans sa nouvelle phase de vie.

Informations complémentaires auprès d’Urs Brosi, secrétaire général de la Conférence centrale, et de Sabine Stalder, secrétaire générale adjointe de la Conférence centrale.
Tél. 044 266 12 00, e-mail : urs.brosi(at)rkz.ch / sabine.stalder(at)rkz.ch

Zurich, 2 avril 2026



Mise en oeuvre des évaluations psychologiques après une phase pilote positive

Etat intermédiaire des évaluations psychologiques pour les futurs agents pastoraux et agentes pastorales

Au cours de l’année 2025, l’Église catholique romaine de Suisse a introduit des évaluations psychologiques standardisées (assessments) pour les futurs agents pastoraux et agentes pastorales. Au total, 72 assessments ont été réalisés dans tous les diocèses suisses durant cette phase pilote. Ils ont été conçus par le professeur Jérôme Endrass, responsable de l’unité Recherche et Développement à l’Office de l’exécution judiciaire et de la réinsertion du canton de Zurich et son équipe. Tous les entretiens et évaluations ont été et seront menés par des experts externes reconnus. Dans certains cas, conformément aux recommandations des experts, les responsables diocésains ont décidé de cesser la collaboration avec les personnes dont les profils évalués ne pouvaient être validés.

Communiqué de presse CES-RKZ-kovos du 3 février 2026

Site web du Service national « Abus dans le contexte ecclésial »



Ensemble pour une présence renforcée de l’accompagnement spirituel en milieu de santé

Communiqué de presse du Centre de compétence pour l’accompagnement spirituel en milieu de santé (CAMS) du 22 janvier 2026

Les Églises renforcent ensemble l’accompagnement spirituel en milieu de santé : le 19 janvier 2026 s’est tenue à Berne la première conférence nationale du nouveau Centre de compétence pour l’accompagnement spirituel en milieu de santé (CAMS). Environ 80 professionnel-les issu-es des Églises, des communautés religieuses, des associations professionnelles, de la formation continue et de la pratique ont échangé sur la manière de garantir, à long terme, l’accompagnement spirituel comme composante professionnelle d’une prise en charge globale de la santé, face à la pression croissante des coûts et à la diversité de la société.

Avec le lancement du CAMS le 1er septembre 2025, l’Église évangélique réformée de Suisse, la Conférence des évêques suisses et la Conférence centrale catholique romaine unissent leurs forces au niveau national. Les co-présidentes du comité de pilotage, Catherine Berger et Sabine Stalder, ont souligné le caractère historique de cette étape : pour la première fois, les Églises assument ensemble la responsabilité d’un secteur clé de la société – là où les personnes, en situation de maladie, de crise ou en fin de vie, cherchent un accompagnement et des repères, indépendamment de leur appartenance religieuse.

Le Centre de compétence se positionne comme une plateforme, une voix et une ressource. Il s’engage pour de bonnes conditions-cadres de l’accompagnement spirituel dans le domaine de la santé, élabore des bases décisionnelles pour les Églises et favorise le dialogue avec les actrices et acteurs du secteur de la santé, de la politique et de la société. L’objectif n’est pas l’autopréservation institutionnelle, mais l’ancrage durable de la valeur de l’accompagnement spirituel au service des personnes.

Lors de la partie statutaire, le budget 2026, s’élevant à 180’000 CHF, a été présenté. Le financement est assuré à hauteur de 40 % par l’Église évangélique réformée de Suisse et de 60 % par la Conférence centrale catholique romaine. Les priorités portent sur la représentation des intérêts, la mise en réseau, les groupes de travail ainsi que les formats d’échange nationaux.

Un temps fort de la conférence a été l’intervention de la conseillère nationale Ursula Zybach, qui a abordé les défis actuels du système de santé suisse. Elle a décrit un système performant, mais de plus en plus surchargé, et a souligné que les maladies chroniques, les souffrances psychiques et les situations de fin de vie nécessitent un accompagnement à long terme. L’accompagnement spirituel peut jouer un rôle clé dans ces contextes – lors des transitions, dans les situations de décision ambivalentes, et aussi dans le soutien au personnel de santé en difficulté.

Des exemples concrets issus de toutes les régions linguistiques de Suisse ont illustré la grande diversité de l’accompagnement spirituel dans le domaine de la santé : de l’accompagnement ambulatoire aux équipes œcuméniques et multireligieuses, en passant par des modèles cantonaux et intercantonaux. Le besoin de coordination nationale, de normes de qualité claires et de renforcement des offres ambulatoires s’est clairement dégagé.

Cette conférence a marqué le début d’un chemin commun. Le CAMS capitalisera et développera les connaissances acquises – de manière œcuménique, multilingue et en réseau.

La prochaine conférence nationale du Centre de compétence pour l’accompagnement spirituel en milieu de santé se tiendra le vendredi 30 octobre 2026 à Lucerne.



La Conférence centrale approuve le plan financier du cofinancement pour les années 2027 à 2030 et réélit ses organes

Communiqué de presse concernant l’assemblée plénière de la Conférence centrale des 28 et 29 novmebre 2025 à Zurich

Lors de son assemblée plénière à Zurich, la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (Conférence centrale) a approuvé le plan financier du cofinancement pour les années 2027 à 2030. Elle a en outre défini les subsides qu’elle octroierait aux institutions cofinancées pour l’année 2026. Le soir précédent, les débats ont porté sur la manière de remanier les organisations de droit public ecclésiastique pour les rendre viables à long terme au vu des changements auxquels font face la société et le personnel. Les différents organes, groupes spécialisés et commissions ont fait l’objet de réélections pour la période de mandat 2026-2027.

Communiqué de presse du 5 décembre 2025



Centre de compétence pour l’aumônerie en milieu de santé

Communiqué de presse du 5 novembre 2025

Le nouveau Centre de compétence pour l’aumônerie en milieu de santé (CAMS) (www.ksig-cams.ch) a été constitué. Claudia Kohli Reichenbach a été nommée responsable. Le centre est soutenu conjointement par l’EERS, la Conférence des évêques suisses et la Conférence centrale catholique romaine. Il renforce la présence de l’aumônerie dans le domaine de la santé et encourage les échanges au-delà des frontières confessionnelles et cantonales. Une conférence nationale aura lieu le 19 janvier à Berne.



Élection de Claudia Kohli Reichenbach au poste de mandataire du bureau national de coordination œcuménique pour l’aumônerie dans les services de santé

Communiqué de presse commun de l'EERS, de la Conférence centrale et de la CES du 11 juillet 2025

Le comité de pilotage du bureau national de coordination œcuménique pour l’aumônerie dans les services de santé a élu sa nouvelle mandataire, Claudia Kohli Reichenbach, née en 1975. Privat-docent, théologienne et aumônière expérimentée, cette dernière prendra ses nouvelles fonctions en septembre 2025.

Mme Kohli Reichenbach possède une longue expérience de terrain, ainsi qu’en matière de recherche scientifique et de direction. Elle a notamment été à la tête du programme de formation de base et continue en aumônerie et en psychologie pastorale à l’université de Berne ainsi que des programmes d’études interprofessionnelles en spiritual care. Elle a également travaillé de manière approfondie dans le domaine de l’aumônerie spécialisée en soins de longue durée. Outre ses nombreuses publications, elle a mis sur pied des projets de formation innovants tels que l’« école de silence » ou le « care for the carers » (en collaboration avec le centre de soins palliatifs de l'Inselspital de Berne), qui offrent des portes d’entrée dans la spiritualité au sein des services de santé.

Annette Mayer, membre du comité de pilotage et aumônière catholique, est enthousiaste : « Claudia Kohli Reichenbach allie de manière exceptionnelle théologie, pratique de l’aumônerie et compétence en matière de politique de santé. Elle défendra les intérêts de l’aumônerie et en assurera le développement avec efficacité. »
Mme Kohli Reichenbach confirme également sa motivation : « Je me réjouis de porter haut et fort la voix de l’aumônerie dans l’environnement complexe des services de santé, et de mettre en valeur les apports quotidiens de l’aumônerie. »

Catherine Berger, vice-présidente de l’Église évangélique réformée de Suisse (EERS) et membre du comité de pilotage, ajoute : « Face à la pression économique croissante que subissent les services de santé, il sera essentiel de mettre clairement en évidence la signification ecclésiale et la qualité de l’aumônerie. Claudia Kohli Reichenbach connaît comme sa poche le paysage ecclésial et le paysage de la politique de la santé. »

Le bureau de coordination œcuménique est le fruit d’une collaboration entre l’Église évangélique réformée de Suisse (EERS), la Conférence centrale catholique romaine de Suisse et la Conférence des évêques suisses (CES). Il constitue la plateforme nationale de dialogue sur les questions d’intérêt œcuménique et interreligieux relatives à l’aumônerie dans les services de santé, et défend les intérêts des Églises dans les services de santé auprès des milieux politiques, des autorités et des institutions. Les membres du bureau de coordination tiendront leur première conférence nationale le 19 janvier 2026.

Contact : 
Sabine Stalder, secrétaire générale adjointe de la Conférence centrale, membre du comité de pilotage, 044 266 12 03
Catherine Berger, vice-présidente de l'EERS, membre du comité de pilotage, 079 754 46 21



La Conférence centrale approuve le budget 2026 et le plan financier 2027-2030 pour le cofinancement

Communiqué de presse concernant l’assemblée plénière de la Conférence centrale des 27 et 28 juin 2025 à Coire (GR).

Lors de son assemblée plénière des 27 et 28 juin 2025, la Conférence centrale catholique romaine de Suisse a approuvé le budget 2026 et délibéré du plan financier 2027-2030 pour le cofinancement. Elle établit ainsi la base financière nécessaire au soutien permanent des tâches ecclésiales sur les plans national et des régions linguistiques.

Budget 2026

Le budget 2026 prévoit des dépenses totales d’un montant de CHF 14 191 600.–. Par rapport à l’année dernière, cela représente une hausse de CHF 200 000.–. Ces charges supplémentaires seront consacrées au financement de base de l’aumônerie dans les centres fédéraux pour requérant-e-s d’asile décidé en 2024. Le subside de CHF 420 000.– alloué au financement spécial de l’examen historique des abus sexuels sera maintenu jusqu’à la fin de 2026.

Plan financier pour le cofinancement CES|Conférence centrale 2027-2030 : accent sur la prévention et l’aumônerie

Le plan financier pour le cofinancement détermine les subsides que la Conférence centrale prévoit d’octroyer ces prochaines années aux sept domaines de tâches sur les plan national et des régions linguistiques dans le cadre du système soutenu avec la Conférence des évêques. Pour la période de 2027 à 2030, le cadre financier consacré au cofinancement des institutions ecclésiastiques a été fixé à CHF 8,6 millions dès 2027 et à CHF 8,5 millions dès 2028. Cette réduction des fonds au sein du cofinancement CES|Conférence centrale doit permettre de réaffecter des ressources de manière ciblée au soutien des mesures de prévention et d’intervention contre les abus sexuels ainsi qu’à l’appui solidaire de l’aumônerie dans les centres fédéraux pour requérant-e-s d’asile. La répartition des moyens entre les quelque 40 institutions soutenues sera traitée par les organes paritaires de la Conférence centrale et de la CES en automne 2025, puis soumise en novembre à l’assemblée plénière pour approbation définitive.

Élection d’une société de révision

Compte tenu du volume plus important et de la complexité croissantes des tâches de la Conférence centrale, l’assemblée plénière a décidé à l’avenir, sur recommandation de l’organe de révision actuel, de confier l’audit à une société de révision externe. Ce mandat vise à garantir le maintien d'un contrôle financier professionnel et indépendant.

Nouvelles lignes directrices pour la pastorale des migrantes et des migrants

De nouvelles lignes directrices relatives à la création, la dotation en personnel et l’évaluation des institutions de la pastorale des migrantes et des migrants ont été adoptées. Ce document développé par le service migratio vise à soutenir les décideurs et décideuses sur les plans national, des diocèses, des organisations ecclésiastiques cantonales et de leurs associations d’Église nationale à structurer leurs offres d’aumônerie allophones.

Manifestation « La place de l’Église dans les médias du service public »

Le 14 octobre 2025, la Conférence centrale et la CES organisent ensemble une soirée sur le thème de « La place de l’Église dans les médias du service public » à Berne. L’exposé liminaire de Susanne Wille, directrice générale de la SRG SSR, des conférences ainsi qu’une table ronde offriront l’occasion d’échanger sur la présence dans les médias et la communication de l’Église. Cette manifestation s’adresse aux membres des exécutifs des Églises cantonales, aux représentant-e-s des directions diocésaines, aux responsables des institutions cofinancées, aux chargé-e-s de communication et à d’autres responsables par-delà les frontières cantonales, diocésaines et linguistiques.

Informations complémentaires auprès d’Urs Brosi, secrétaire général de la Conférence centrale, et de Sabine Stalder, secrétaire générale adjointe de la Conférence centrale.
Tél. 044 266 12 00, e-mail : urs.brosi(at)rkz.ch / sabine.stalder(at)rkz.ch



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